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L'association qui gérait la mosquée "radicale" de Lagny a été dissoute

Vue partielle de la mosquée de Lagny-sur-Marne, fermée en décembre 2015 car considérée comme "un foyer d'idéologie radicale".

Vue partielle de la mosquée de Lagny-sur-Marne, fermée en décembre 2015 car considérée comme "un foyer d'idéologie radicale". - Thomas Samson - AFP

La salle de prière de Lagny-sur-Marne avait été fermée le 2 décembre après une vaste opération de police qui avait conduit à 22 interdictions de sortie du territoire et neuf assignations à résidence "d'individus radicalisés".

Le Conseil des ministres a prononcé mercredi, sur proposition du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, la dissolution de l'association qui gérait la mosquée "radicale" de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne), fermée dans le cadre de l'état d'urgence.

Présentée par le ministère de l'Intérieur comme "un foyer d'idéologie radicale", la mosquée de Lagny avait été fermée en décembre. Le Conseil d'Etat avait confirmé sa fermeture le 25 février, mais l'"Association des musulmans de Lagny-sur-Marne" qui la gérait avait bénéficié d'un sursis, avec la suspension de sa dissolution par le Conseil d'Etat pour un vice de procédure.

Soupçons d'organisation de départ vers l'Irak et la Syrie

La salle de prière de Lagny-sur-Marne avait été fermée le 2 décembre après une vaste opération de police, première mesure de ce genre jamais prise pour motif de radicalisation. Bilan: un revolver, des documents sur le jihad et "un disque dur dissimulé" saisis, une madrasa (école coranique) clandestine découverte, 22 interdictions de sortie du territoire et neuf assignations à résidence "d'individus radicalisés" prononcées.

La direction de l'association, créée au printemps 2015 pour reprendre la mosquée, assure n'avoir rien à voir avec les dérives des deux précédentes équipes. Mohammed Ramdane, son président, avait vu son domicile perquisitionné au lendemain des attentats du 13 novembre, mais n'a fait l'objet d'aucune poursuite ni d'assignation à résidence, tout comme le reste de son équipe, selon l'avocat de l'association Karim Morand-Lahouazi.

Mais, pour le ministère, cette association visait "à organiser le départ de combattants en zone irako-syrienne (...), notamment le départ d'individus de la mosquée qui rejoignaient l'Egypte auprès d'un imam radical". Dans le viseur des autorités : l'imam salafiste français Mohamed Hammoumi, 34 ans, qui a officié dans cette mosquée jusqu'à son départ en Egypte fin 2014.

la rédaction avec AFP