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Béarn: plusieurs statues de la Vierge détruites, le diocèse de Bayonne porte plainte

Statue de la Vierge Marie, le 13 mai 2017 à Rio de Janeiro au Brésil

Statue de la Vierge Marie, le 13 mai 2017 à Rio de Janeiro au Brésil - YASUYOSHI CHIBA / AFP

Les statues de la Vierge Marie ont été retrouvées renversées et brisées jeudi dans plusieurs églises du Béarn. Le diocèse de Bayonne qui a porté plainte, déplore un "acte de vandalisme".

Des statues de la Vierge Marie ont été détruites le 9 janvier dans plusieurs localités du Béarn, dont cinq à Pau, a-t-on appris auprès du diocèse des Pyrénées-Atlantiques, qui déplore des actes "sacrilèges".

Trois églises de Pau ont été touchées par des actes de vandalisme de ce type, également perpétrés dans quatre autres localités à l'ouest de la ville.

"Cinq statues de la Sainte Vierge ont été retrouvées renversées et brisées dans trois églises de la paroisse" du Christ-Sauveur à Pau, a indiqué le diocèse dans un communiqué, précisant qu'une plainte avait été déposée après ces dégradations commises dans les églises Notre-Dame, Saint-Martin et Saint-Jacques.

Le directeur de la communication du diocèse, Olivier Drapé, a ensuite expliqué que "d'autres statues de la Sainte-Vierge avaient été vandalisées dans l'après-midi à Lons et à Artix".

"Le mode opératoire est le même qu'à Pau, ce qui laisse supposer que ces actes de vandalisme sont le fait d'une seule et même personne ou du même groupe de personnes", a-t-il assuré.

Les mêmes dégradations ont été commises à Mourenx et Denguin, selon La République des Pyrénées.

L'évêque de Bayonne dénonce un acte de vandalisme 

Interrogé par le quotidien, le curé de la paroisse de Pau, l'abbé Jean-Jacques Dufau, a affirmé que les faits s'étaient déroulés le 9 janvier au matin "en à peine trois quarts d'heure". "C'est la première fois que je vois cela. Cela montre que plus rien n'a d'importance ni de valeur", a-t-il ajouté, "navré et choqué".

Dans le communiqué du diocèse, l'évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, Monseigneur Marc Aillet, a déploré "non seulement un acte de vandalisme tout à fait inacceptable mais aussi un sacrilège qui heurte profondément la foi des fidèles, aux yeux desquels la Vierge Marie est la mère de Dieu, la mère de l'Eglise et notre mère à tous". Selon lui, "le nombre de provocations et d'agressions antireligieuses ou racistes ne cesse de croître dans notre pays (...), où 1704 actes antireligieux ont été répertoriés par le Ministère de l’Intérieur en 2018… Il serait irresponsable de ne pas s’en inquiéter ou d’en minimiser la gravité."

Une messe sera célébrée mardi 14 janvier à 19 heures en l'église Notre-Dame de Pau "en réparation des outrages commis", a ajouté le diocèse.

Romane Ganneval avec AFP