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Quand les méduses attaquent

certaines municipalités ont pris le problème des méduses à bras-le-corps.

certaines municipalités ont pris le problème des méduses à bras-le-corps. - -

Tous les ans, les méduses envahissent les plages de la Côte d'Azur, première région touristique au monde. Reportage à Antibes et conseils d'un médecin.

C'est le fléau de l'été sur les plages de la Côte d'Azur : les méduses. Poussées par les vents et au gré des courants, elles aiment se prélasser sur la côte méditerranéenne : Nice, Monaco, Cannes et Antibes sont les plus touchées par la prolifération de ces petites bêtes urticantes. Or quand on est la première région touristique au monde, avec près de 220 millions de touristes par an, on choie ses visiteurs et surtout on fait tout pour les garder.

Reportage à Antibes où la municipalité a pris le problème à bras-le-corps. Un dispositif a en effet été mis en place pour limiter les arrivages de méduses et éliminer les téméraires qui s'approchent trop des vacanciers : rondes des brigades nautiques, bateaux aspirateurs, et équipes armées d'épuisettes sur la plage...

Les conseils d'un médecin en cas de piqûre

Patrick Dulbecco, médecin généraliste, et adjoint à la santé et à l'environnement de la ville d'Antibes, explique ce qu'il faut faire quand on se fait piquer par une méduse : « Ne pas frotter avec la main. Asperger avec de l'eau de mer, et non pas avec de l'eau douce, qui ferait éclater les petites vésicules et rendrait la brulure plus importante. Ensuite, essayer de récupérer en passant le plus doucement possible, avec une carte de crédit par exemple, toutes les microvésicules qui peuvent rester sur la peau. Aller au poste de secours le plus rapidement possible, puisqu'ils ont des crèmes apaisantes. Si la brulure est importante, il faut demander conseil au pharmacien, qui lui-même verra s'il est nécessaire de s'adresser au médecin généraliste, ou pas. »

« Un jour avec, un jour sans, on ne peut prévoir »

Michel est un touriste qui passe tous ses étés à Antibes. Satisfait de ces équipes municipales dédiées à la lutte contre les méduses tout l'été, il explique : « il y a une dizaine d'années, il y avait des années avec et des années sans. Mais depuis 5-6 ans, il y en a tous les ans : un jour avec, un jour sans. Et on ne sait pas très bien si ce sont les courants, personne ne peut prévoir. »

La rédaction, avec Aurélia Manoli