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Première mission des chasseurs du Charles-de-Gaulle

Un rafale, à bord du porte-avions français Charles-de-Gaulle. Deux chasseurs Rafale ayant décollé du porte-avions ont effectué mardi un vol de reconnaissance en Libye mais il n'y a pas eu de frappes françaises. /Photo prise le 21 mars 2011/REUTERS/ECPAD/M

Un rafale, à bord du porte-avions français Charles-de-Gaulle. Deux chasseurs Rafale ayant décollé du porte-avions ont effectué mardi un vol de reconnaissance en Libye mais il n'y a pas eu de frappes françaises. /Photo prise le 21 mars 2011/REUTERS/ECPAD/M - -

Deux chasseurs Rafale ayant décollé du porte-avions français Charles-de-Gaulle, désormais opérationnel, ont effectué mardi un vol de reconnaissance en Libye mais il n'y a pas eu de frappes françaises.

Il s'agissait de la première mission lancée à partir du fleuron de la Marine française, qui avait quitté dimanche le port de Toulon.

Le porte-avions compte une vingtaine d'aéronefs à son bord et est accompagné d'un groupe aéronaval comprenant plusieurs frégates, un sous-marin d'attaque et un pétrolier ravitailleur.

Nicolas Sarkozy s'est rendu mardi sur la base aérienne de Solenzara (Haute-Corse), base avant des avions français engagés dans l'opération de la coalition internationale, où il a rencontré les militaires intervenant dans le dispositif.

En dehors de l'arrivée sur le théâtre des opérations du Charles-de-Gaulle, la journée de mardi a été marquée par un engagement limité du côté français, avec l'intervention en Libye de sept appareils, contre une vingtaine la veille.

Le porte-parole de l'état-major français, Thierry Burkhard, a justifié ce "moindre engagement" par l'intégration dans la planification d'appareils d'autres nations ainsi que par la mise en place d'une procédure "plus fine et plus détaillée".

Deux Mirage de l'armée de l'air qatarie sont ainsi arrivés sur la base aérienne grecque de La Sude, dans le nord de la Crète, et seront rejoints par deux Mirage français.

Le Qatar a décidé de participer à l'opération militaire internationale en Libye, en application de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée jeudi dernier. Il a annoncé l'envoi en Crète de quatre Mirage.

PREMIÈRE PHASE "LARGEMENT OBTENUE"

Prié de dire si le dispositif français pouvait être conduit à intervenir au-delà de la zone de Benghazi, place forte des insurgés, Thierry Burkhard a répondu : "On verra ce que font les missions demain, mais c'est quelque chose qui est possible effectivement".

Devant l'Assemblée nationale, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a estimé que la première étape de l'intervention en Libye, la création d'une zone d'exclusion aérienne, avait été "très largement obtenue".

"Aucun hélicoptère de combat, aucun avion de combat sous l'autorité du gouvernement de Tripoli ne vole à cet instant et n'est vraisemblablement en mesure de voler", a-t-il dit.

L'Italie a réaffirmé mardi qu'elle souhaitait voir les opérations militaires contre la Libye placées sous le commandement de l'Otan, ce qui souligne les divergences au sein de la coalition anti-Kadhafi, et notamment entre Rome et Paris.

Dans la première phase de l'opération, les différentes forces ont été placées sous le commandement des différents pays pour que cessent au plus vite les attaques contre les insurgés.

Gérard Longuet a assuré que la coopération des états-majors était telle "qu'à tout moment la circulation de l'information se fait en temps réel" et que la décision "de tirer ou de ne pas tirer, d'intervenir ou de ne pas intervenir" se faisait "grâce à des procédures de coopération anciennes et établies".

Elizabeth Pineau, avec Gérard Bon et John Irish, édité par Yves Clarisse

REUTERS