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Prématuré de Poitiers: l'hôpital opte pour la fin de vie

Les parents du bébé prématuré souhaitaient l'arrêt du traitement.

Les parents du bébé prématuré souhaitaient l'arrêt du traitement. - Guillaume Souvant - AFP

L’état de santé de Titouan, né quatre mois avant terme, s’est dégradé ce jeudi. En accord avec ses parents, qui refusaient "l’acharnement thérapeutique" des médecins, le CHU de Poitiers a décidé de ne pas poursuivre les soins qui maintenaient le bébé en vie.

La détresse des parents de Titouan a été entendue. Le CHU de Poitiers a décidé la mise en place de l'accompagnement de fin de vie du bébé, né prématurément quatre mois avant le terme, dont l'état de santé s'est dégradé ces dernières heures.

Cette annonce qui met un terme au conflit avec les parents qui dénonçaient "un acharnement thérapeutique" des médecins et réclamaient de mettre fin aux soins prodigués à leur enfant, qui ne pesait que 900 grammes à la naissance et avait subi une hémorragie interne cérébrale.

Les parents craignaient "une vie de handicap"

Devant les risques de graves séquelles, les parents avaient dit ne pas souhaiter "une vie de handicap" pour leur enfant. De leur côté, les médecins voulaient éviter de précipiter la décision.

La lésion ne s'étant pas résorbée, il était alors impossible pour les médecins de prédire avec exactitude le degré de handicap. Jusqu'à jeudi et l'aggravation de l'état de santé du bébé.

L'état du bébé s'est dégradé

Le CHU a rappelé que cette décision avait été prise suite à de nombreuses discussions qui "se sont déroulées selon une procédure normale dans ces situations toujours éprouvantes, en faisant abstraction du contexte médiatique".

"L'état de santé du nouveau-né s'est dégradé ces dernières heures et les modalités d'accompagnement de fin de vie ont été définies en associant la famille", a indiqué le CHU de Poitiers jeudi soir dans un communiqué, à l'issue d'une réunion collégiale de l'équipe médicale de l'unité de réanimation néonatale.

A.S. et C. P. avec AFP