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« Pas de quotas de séniors dans les entreprises »

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Bernard Van Craeynest, Président du syndicat CFE-CGC, est revenu jeudi 1er mai sur l’emploi des séniors et les sanctions envers les chômeurs.

Invité d'Olivier Truchot jeudi 1er mai, le président de la CFE-CGC Bernard Van Craeynest a évoqué le dossier des retraites, mettant en avant le chômage des séniors : « Il faut sanctionner les entreprises qui ne respectent pas leurs obligations légales en matière d'adaptation des salariés tout au long de leur carrière. La formation professionnelle, c'est fait pour ça. Quand on voit qu'à partir de 40, 45 ans non seulement on est pénalisé en termes d'évolution de carrière mais on est souvent écarté de la formation professionnelle, là, il y a un vrai problème qui mérite sanction ».

« Je ne suis pas pour un quota de séniors, car on en s'en sortira pas. Une entreprise doit avoir des jeunes, des « middle-age » et aussi des séniors. D'autant que sur les 41 ans de cotisations, le gouvernement nous vend la surcote : si vous travailler 3 ans de plus, vous aurez 5% de bonus par an. Vous imaginez quelqu'un qui a commencé à travailler à 22 ans, plus 41 ans, ça fait 63 ans. Si je veux bénéficier de la surcote, ça fait 66 ans ».

Il a également évoqué les sanctions prévues contre les chômeurs qui refuseraient deux offrezs d'emploi raisonnables : « Ces sanctions, c'est typiquement le genre de mesure que je qualifierais de démagogique parce que d'une part on laisse sous entendre qu'il y a une partie de chômeurs qui se la coule douce et que d'autre part on leur propose du boulot et qu'ils ne veulent pas l'accepter. Des fraudeurs, dans tous les systèmes, il y en a toujours, mais c'est vraiment marginal. D'ailleurs, ils sont sanctionnés, je vous rappelle qu'il y a quand même des radiations chaque mois des listes de demandeur d'emploi. Les sanctions existent déjà ».

« D'autre part, les deux offres d'emploi raisonnables, il faut regarder au cas par cas, c'est quoi ? Vous êtes ingénieur, on vous propose un emploi de jardinier. Si c'est pour vous diminuer votre niveau de vie de 20, 30 ou 40%... Si on vous propose un boulot à 100 km, il faut peut-être rationnaliser tous les systèmes d'aide à la mobilité, car il en existe des tas. Gardons-nous des formules comme ça que l'on croit pouvoir être la panacée contre tous les problèmes alors qu'il faut quand même y regarder de plus prêt ».

La rédaction-Les Grandes Gueules