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Paris: des dizaines de personnes dansent sur Dalida à Montmartre, avant l'intervention de la police

Le regroupement dans le 18e.

Le regroupement dans le 18e. - Twitter - Corentin Chrétien-Droz

Plusieurs dizaines de personnes se sont retrouvées sur une place du 18e arrondissement à Paris, samedi soir, pour danser au son des platines d'un DJ, installé sur son balcon.

"Laissez-moi danser, laissez-moi." Samedi, en début de soirée, la place Constantin Pecqueur, dans le 18e arrondissement à Paris, s'est transformée en un dance-floor et a attiré plusieurs dizaines de personnes, venues danser au son de la voix de Dalida.

L'attroupement, qui faisait fi de toutes les règles de distanciations sociales mises en place pendant le confinement, a mobilisé l'intervention des forces de l'ordre, a indiqué ce dimanche la préfecture de police de Paris sur son compte Twitter:

"Samedi vers 20h, les policiers du 18ème sont intervenus pour faire cesser la musique diffusée par un résident, ayant engendré le regroupement de nombreuses personnes venues danser dans la rue, au mépris des règles de distanciation sociale."

La musique provenait des platines du DJ amateur DiscoBalcons, posté sur son balcon, qui, selon son compte Instagram, diffuse de la musique tous les vendredis rue Vauvenargues et tous les samedis rue Caulaincourt.

"C’est la première fois qu’il y a autant de monde"

Dans des stories, postées samedi soir sur son compte Instagram, le jeune homme explique que les forces de l'ordre sont montées chez lui et qu'elles ont été "hyper cool", "indulgentes" et "compréhensives". Elles lui ont donné un avertissement mais ne l'ont pas verbalisé. Il assure:

"Le but n'était pas de créer un rassemblement mais de faire la fête sur les balcons entre voisins. [...] C’est la première fois qu’il y a autant de monde aux balcons. Donc pour Montmartre, le samedi soir, ça va être fini car je suis dépassé. J’ai la responsabilité qu’il y ait autant de monde sur la place, comme c’est moi qui met la musique. Je ne peux pas prendre cette responsabilité", raconte DiscoBalcons sur le réseau social. 

Le DJ amateur assure que les forces de l'ordre lui ont dit qu'il avait le droit de mettre de la musique "tant que cela reste entre balcons, entre voisins". Il espère désormais pouvoir organiser, dès la fin du confinement et lorsque les rassemblement seront autorisés, "une grosse fête sur la place Constantin Pecqueur", avec l'autorisation de la mairie de Paris.

Clément Boutin