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Paris : des adjoints au maire épinglés pour leur logement social

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Le maire de Paris, Bertrand Delanöe a appelé les élus à faire preuve de « responsabilité ». Selon Mediapart, 5 adjoints au maire bénéficient de logements sociaux.

300 euros pour un appartement de 53m2 dans le 20e arrondissement de Paris. C’est le loyer payé par Jean Vuillermoz, adjoint PCF au maire de Paris en charge des Sports. Il a été épinglé, ainsi que 4 autres adjoints, par le site d’information Mediapart : les cinq élus occupent des appartements du parc social de la ville pour des loyers « deux, voire trois à quatre fois inférieurs au prix du marché », alors qu'environ 140 000 ménages sont demandeurs de logements sociaux à Paris.

Le site souligne que leur situation n'est pas illégale et qu'ils vivaient déjà dans ces logements avant l'élection de 2001 et l'obtention de leur mandat. Ce que le maire de Paris a aussi fait observer pour se défendre. Bertrand Delanoë a en effet fermement défendu le comportement de la municipalité depuis 2001 sur l'attribution de logements sociaux, tout en appelant les élus à la « responsabilité » en temps de crise. En outre, ajoute M. Delanoë dans un communiqué, « l'article évoque des situations très différentes (logement de fonction dépendant de l'Etat, logement privé racheté par un bailleur social, logement social) qui ne doivent pas être amalgamées. Ces situations ne sont en rien illégales, elles ne sont le fruit d'aucun passe-droit ».

« Aucun logement social » attribué à un conseiller depuis 2001

Le maire a argué que depuis mars 2001, comme il s'y était engagé, « aucun logement social » n'a été attribué à un conseiller de Paris (au nombre de 163), quelle que soit sa situation, « rompant avec des pratiques qui avaient sali l'image de Paris ».

Bertrand Delanoë a lui-même refusé « dès 2001 » d'occuper un logement de fonction, rappelle-t-il, et « refusé que le maire de Paris continue à attribuer personnellement des logements ». « C'est une commission indépendante et pluraliste qui en est chargée, dans laquelle siègent des associations » et « les 55 000 logements attribués depuis 2001 » l'ont été « dans des conditions clarifiées, équitables et transparentes ».

Pour autant, même s'il existe « un droit de maintien » pour ces locataires, poursuit le maire, « j'appelle les élus comme les autres locataires du parc social à faire preuve de responsabilité dès que, leur situation matérielle s'étant améliorée, elle ne justifie plus l'occupation d'un logement social dans la crise que nous traversons ».

En novembre, la candidate UMP à la mairie de Paris Nathalie Kosciusko-Morizet, confrontée à deux cas de ce type dans son camp, avait imposé à tous ses candidats « en position de devenir conseiller de Paris » de quitter leur logement social.

La rédaction