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Paris appelle Bucarest et Sofia à ne pas se défausser

Une famille de Roms en situation irrégulière en France renvoyés en Roumanie dans le cadre de départs volontaires, à leur arrivée à Bucarest, jeudi dernier. Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Pierre Lellouche appelle la Roumanie et la Bulgarie à

Une famille de Roms en situation irrégulière en France renvoyés en Roumanie dans le cadre de départs volontaires, à leur arrivée à Bucarest, jeudi dernier. Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Pierre Lellouche appelle la Roumanie et la Bulgarie à - -

PARIS (Reuters) - Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes a appelé la Roumanie et la Bulgarie à prendre leurs responsabilités vis-à-vis de...

PARIS (Reuters) - Le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes a appelé la Roumanie et la Bulgarie à prendre leurs responsabilités vis-à-vis de leurs communautés roms et déclaré que Paris ne faisait qu'appliquer le droit européen en renvoyant des membres de celles-ci dans leur pays d'origine.

Dans une tribune publiée mardi dans Le Figaro, Pierre Lellouche se dit surpris de commentaires de responsables roumains et bulgares accusant la France de "déporter les Roms, alors même que nous ne faisons qu'appliquer le droit européen et que nous procédons à des retours volontaires accompagnés d'une aide financière dont la charge pèse sur le contribuable français."

"Ce serait une bien curieuse interprétation de la lettre des traités et de l'esprit de l'Union européenne que de considérer que certains pays puissent offrir comme seule perspective à leurs citoyens roms celle d'émigrer vers les pays européens les plus riches, auxquels reviendrait ipso facto la charge de les intégrer", ajoute-t-il.

"Nous comptons sur la Roumanie et la Bulgarie pour qu'elles prennent leurs responsabilités à l'égard de leurs propres citoyens car, avant la liberté de circuler d'un pays à l'autre de l'Union européenne, il y a le devoir pour chaque Etat membre d'assurer la protection et l'intégration de ses propres ressortissants."

Pierre Lellouche appelle dans le même temps la Commission européenne, qui s'est inquiétée des limitations à la liberté de circulation des communautés roms, à faire preuve de la même vigilance sur l'application à celles-ci des autres droits prévus par les traités communautaires que sont l'éducation, le travail et la santé.

"Nous demandons qu'une partie substantielle des aides européennes (20 milliards d'euros pour la Roumanie de 2007 à 2013) y soient directement affectées", écrit-il.

Yann Le Guernigou, édité par Grégory Blachier