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Panne des numéros d'urgence: une enquête administrative sollicitée après un mort dans le Morbihan

Une gendarme d'un Centre d'opérations et de renseignements (Corg), service chargé de répondre aux appels du public, en 2020

Une gendarme d'un Centre d'opérations et de renseignements (Corg), service chargé de répondre aux appels du public, en 2020 - GEOFFROY VAN DER HASSELT © 2019 AFP

Une enquête administrative a été sollicitée par l'ARS pour faire la lumière sur un décès survenu dans le Morbihan, alors que les numéros d'urgence étaient en panne mercredi soir.

Une enquête administrative a été "sollicitée par l'Agence régionale de santé" après la mort d'un homme de 63 ans mercredi soir, à l'hôpital de Vannes, suite à la panne des numéros d'urgence téléphoniques, a annoncé ce jeudi la préfecture du Morbihan dans un communiqué.

"D'après les premiers éléments communiqués par la famille, cette personne avait été conduite par un proche au centre hospitalier, au vu des difficultés techniques rencontrées pour appeler les services de secours (15, 112)", a indiqué la préfecture.

Une tentative de réanimation "veine"

Une personne ayant une "maladie cardiovasculaire" "serait décédée" dans le Morbihan, faute d'avoir "pu joindre les services de secours à temps" à cause de la panne survenue chez l'opérateur Orange mercredi soir, a indiqué jeudi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

"Je me tiens à la disposition de la famille à partir du moment où on aura pu rassembler tous les éléments de l'enquête administrative en cours", a fait savoir le directeur du Centre hospitalier Bretagne Atlantique, Philippe Couturier lors d'une conférence de presse.

"Tout a été fait dès l'arrivée du patient aux urgences pour tenter de le réanimer, a-t-il souligné. Mais "cette tentative de réanimation a été veine."

Deux autres AVC à la Réunion ?

"Deux autres accidents cardiovasculaires" ont eu lieu à la Réunion", a ajouté Gérald Darmanin, "mais je ne peux pas dire si le temps (avant l'arrivée des secours, ndlr) a été particulièrement long et s'il est imputable à ce numéro d'urgence".

"Ce qui est sûr, c'est que les personnes ont témoigné qu'elles ont essayé d'appeler plusieurs fois et qu'elles n'ont pas réussi tout de suite à avoir des opérateurs", a-t-il insisté.
A.S. avec AFP