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"On va se battre pour garder nos animaux", la colère des professionnels du cirque itinérant

Plusieurs dizaines de professionnels du crique itinérant se sont réunis ce mardi devant le ministère de la Transition écologique afin de montrer leur mécontentement.

La colère des professionnels du cirque ne redescend pas. Mardi passé, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, avait annoncé la "fin progressive" des animaux sauvages dans les cirques itinérants.

"On va se battre pour garder nos animaux"

En réaction, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies ce mardi sous les fenêtres du ministère à Paris afin de faire entendre leur mécontentement à la suite de cette décision.

"On va se battre pour garder nos animaux. Il est hors de question qu’on les mette dans des sanctuaires ou à terme, ils seront destinés à se faire tuer. Vous allez les tuer et les faire mourir comme vous allez nous faire mourir nous", a assuré au micro de BFMTV Frédéric Edelstein, dompteur de fauves au cirque Pinder.

Dans ses propositions, le gouvernement avait annoncé vouloir accompagner les circassiens dans ce qui était qualifié de "changement majeur."

"Construisez-nous des sanctuaires dans nos propriétés, on est prêts à être moins itinérants, on est prêts à faire des enclos plus grands. On est pour le cirque, pour les animaux, tous les cirques qui tournent actuellement dans notre pays sont pleins", a-t-il ajouté.

La loi Villani en partie approuvée

Afin de concrétiser ces annonces gouvernementales, les députés ont en partie approuvé jeudi en commission une proposition de loi de Cédric Villani sur la souffrance animale.

La majorité a dans un premier temps rejeté les dispositions visant à interdire certains types de chasses jugées "cruelles" ou à "faire disparaître progressivement" l'élevage intensif d'animaux en cage, sous les protestations des partisans de la proposition de loi. 

Il s'agissait en revanche de mettre fin en quelques années aux spectacles de fauves dans les cirques itinérants ou de dauphins et d'orques dans les trois delphinariums français. Et d'accompagner en cinq ans la fermeture des quatre élevages de visons pour fourrure.

"La place d'un lion n'est pas d'être en cage, la place d'un ours pas d'être traîné en laisse", a insisté la "marcheuse" Aurore Bergé, qui veut "mettre un terme à des archaïsmes qui nous apparaissent insupportables."
https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier Journaliste BFMTV