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Nouveau record du déficit commercial à 7,422 milliards d'euros

Le déficit commercial de la France a atteint un niveau record en mai à 7,422 milliards d'euros, après 7,174 milliards (révisé) en avril, selon les données CVS/CJO publiées jeudi par les Douanes. /Photo d'archives/REUTERS

Le déficit commercial de la France a atteint un niveau record en mai à 7,422 milliards d'euros, après 7,174 milliards (révisé) en avril, selon les données CVS/CJO publiées jeudi par les Douanes. /Photo d'archives/REUTERS - -

PARIS (Reuters) - Le déficit commercial de la France a battu en mai le record établi le mois précédent, sous l'effet d'une hausse des importations,...

PARIS (Reuters) - Le déficit commercial de la France a battu en mai le record établi le mois précédent, sous l'effet d'une hausse des importations, notamment énergétiques, et d'une relative atonie des exportations.

Le solde de la balance commerciale s'est établi à -7,422 milliards d'euros, après -7,174 milliards (révisé) en avril, selon les données CVS/CJO publiées jeudi par les Douanes.

Neuf économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un déficit de 6,4 milliards d'euros, leurs estimations allant de -5,0 à -8,0 milliards.

Le solde cumulé depuis le 1er janvier s'établit à -33,391 milliards d'euros contre -21,026 milliards sur les cinq premiers mois de 2010.

Les exportations sont ressorties à 34,179 milliards d'euros en mai (FAB, CVS/CJO) contre 34,301 milliards en avril, et les importations ont augmenté à 41,601 milliards après 41,475 milliards en avril.

Le déficit cumulé des 12 derniers mois atteint 63,418 milliards d'euros.

Même si les services devraient se porter mieux que le secteur manufacturier, ces chiffres confirment un ralentissement marqué de la croissance économique au deuxième trimestre, estime Dominique Barbet, économiste senior chez BNP Paribas,

"La croissance du produit intérieur brut au deuxième trimestre (+0,3% au mieux) devrait être très inférieure à celle du premier (+0,9%)", écrit-il dans une note de recherche.

L'ÉNERGIE TOUJOURS DÉTERMINANTE

Les exportations industrielles ont à nouveau fléchi en mai, mais bien plus modérément qu'en avril, notent les Douanes, en soulignant que le repli persistant des matériels de transport (aéronautique en mai, automobile en avril) pèse sur la tendance.

Le recul est atténué par le dynamisme des exportations de produits des industries agroalimentaires et le rebond des ventes de produits de l'industrie automobile et de produits sidérurgiques.

Par zones géographiques, les exportations ont progressé vers l'Union européenne, particulièrement vers la Belgique et l'Allemagne, et diminué vers l'Amérique et l'Asie.

Les importations de produits pétroliers raffinés sont restées à un niveau élevé, mais moins qu'en avril, et les importations d'hydrocarbures naturels ont rebondi.

Les importations industrielles se sont tassées, avec de moindres acquisitions aéronautiques et navales et un repli des achats de matériels électroniques et de produits pharmaceutiques.

Les achats de l'industrie automobile ont évolué de façon contrastée, notent les douanes, avec une diminution pour les véhicules et une hausse pour les pièces et équipements.

Les importations de biens intermédiaires, d'équipements mécaniques, de produits agricoles et des industries agroalimentaires ont continué de progresser.

Les achats ont repris depuis l'Union européenne et se sont repliés depuis l'Asie (électronique et pétrole raffiné) et l'Amérique (aéronautique).

En mai, la France a vendu 21 Airbus qui lui ont rapporté 1.334 millions d'euros contre 26 en avril pour 1.702 millions.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse