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Nord: Croix craint l'afflux de Roms sur la commune

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Après l'évacuation du plus grand camp de Roms de la métropole lilloise mercredi matin, la question de la réinstallation de ces familles se pose. A Croix, une première vague de Roms est arrivée il y a deux semaines.

Mercredi matin, la police a évacué les plus grands camps de Roms de Lille. En tout, ce sont 750 personnes qui ont quitté les lieux. A présent la question de la réinstallation de ces familles se pose, provoquant l’inquiétude des communes voisines. A Croix, à dix kilomètres au nord-est de Lille, une première vague de Roms est arrivée il y a deux semaines. 200 Roms ont élu domicile sur un terrain privé inoccupé à quelques rues du centre-ville. Les habitants craignent que les populations expulsées ne viennent grossir ce camp.

Le maire UMP de Croix, Régis Cauche, s’était déjà insurgé contre cette occupation avec une déclaration polémique : « Si un Croisien commet l'irréparable (contre un Rom), je le soutiendrai ».

« La population est inquiète »

Régis Cauche souhaitent voir l’évacuation du camp de Croix : « Moi je souhaite que ce site soit évacué dans les meilleures conditions possibles. La population est inquiète parce qu’elle voit ces Roms débouler dans la ville. La communauté urbaine a peut-être la possibilité d’accueillir quelques centaines de ces Roms mais nous sommes arrivés à une situation où il y en 3500 et je pense que c’est la seule agglomération qui vit ce phénomène avec une telle ampleur. Et aujourd’hui, la situation est incontrôlable ».

Les habitants aussi vivent mal cette cohabitation à l’image d’Arnaud qui habite devant l’entrée du camp : « Ils font leurs déchets, leurs besoins sous ma fenêtre, sur le trottoir d’en face. Donc quand on voit ça de chez soi c’est écœurant. Dès qu’on ouvre la fenêtre on a des mouches ».

Le maire a rendez-vous avec le préfet vendredi pour tenter de trouver une solution. Selon l'association Areas, qui aide les Roms de Croix, les forces de l'ordre auraient prévu une expulsion du campement dans 8 jours au plus tard.

La rédaction avec Juliette Droz