BFMTV

Nord: bientôt un mur anti-gens du voyage à la frontière franco-belge?

La ville de Wattrelos, dans le Nord, serait sur le point d’ériger un mur de plus de deux mètres de hauteur à la demande de la commune belge de Mouscron, située de l’autre côté de la frontière.

La ville de Wattrelos, dans le Nord, serait sur le point d’ériger un mur de plus de deux mètres de hauteur à la demande de la commune belge de Mouscron, située de l’autre côté de la frontière. - Google Earth

A la demande de la commune belge de Mouscron, la ville de Wattrelos, dans le Nord, s’apprêterait à faire construire un mur de plus de deux mètres de hauteur, pour séparer une future aire d’accueil de gens du voyage, aménagée en France, du village d’Herseaux Ballons, situé de l’autre côté de la frontière.

La ville de Wattrelos, dans le Nord, serait sur le point d’ériger "une grille ou un mur de plus de deux mètres de hauteur", écrit Sudpresse ce samedi, à la demande de la commune belge de Mouscron, située de l’autre côté de la frontière. Sa finalité? Séparer le village d’Herseaux Ballons de la future aire d’accueil pour les gens du voyage, prévue par la municipalité française.

"Une mesure de précaution"

"C’est une mesure de précaution pour la sécurité de nos concitoyens qui se plaignent déjà de cambriolages ou d’intrusions dans leur jardin", indique le bourgmestre de Mouscron, Alfred Gadenne, à Sudpresse.

"On veut simplement sécuriser les lieux pour éviter que les gens du voyage passent trop facilement la frontière en prenant le sentier ou la petite route qui se trouvent juste derrière le centre d'accueil, qui est un projet français sur lequel nous n'avons aucune emprise" ajoute-t-il.

"Cela va poser plus de problèmes"

Pour l’heure, treize familles sédentarisées vivent près du terrain de la future aire d’accueil, et une majorité d'entre elles compte s'installer dans le futur centre d'accueil.

Ce mur est un non-sens pour la société Vesta, qui gère la présence de ces familles: "Il va faire l'objet de dégradations car les gens vont se sentir stigmatisés, explique un responsable à la RTBF. Cela va poser plus de problèmes qu'en résoudre."

C. P.