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Nombreux incidents dans les piscines de Lyon

Une piscine à Avoriaz.

Une piscine à Avoriaz. - -

Depuis le début du mois de juillet, plus d'une centaine d'incidents ont été recensés dans les bassins de la capitale des Gaules et ceux de l'agglomération lyonnaise, comme à Bron, Feyzin ou encore à Villeurbanne.

Les maîtres-nageurs sont insultés, frappés, parfois visés par des jets de pierre, le matériel est dégradé. Et la piscine qui centralise toutes ces tensions, c'est le centre nautique du Rhône, au cœur de Lyon. Les agents ont déjà fait valoir un jour de retrait en plein mois de juillet. Par beau temps, plus de 2 300 personnes fréquentent ce lieu fraîchement rénové chaque jour.

Juliette est maître-nageur-sauveteur à la piscine du Rhône. Et chaque jour, elle subit les mêmes débordements : « Ce sont des bagarres, des menaces de morts. Il y a quelques semaines, on a du faire intervenir des flashballs autour du bassin pour disperser les foules. On travaille avec la boule au ventre, donc au bout d’un moment ça fatigue. Comme on sait qu’on va avoir un rush pour ce week-end, on a demandé de maintenir des agents de sécurité pour pouvoir surveiller le bassin et pas seulement faire la police ».

« Beaucoup plus de problèmes »

En cause, la chaleur mais aussi les nouveaux toboggans et la rivière à courant installés cette année. Stéphane Haourd, de la CGT, regrette que la municipalité n'est pas pris en compte cet aspect : « C’est type 'Aqualand', ce n’est plus une piscine quelconque. Cela attire énormément de monde jusqu’à 600 personnes à 10 heures du matin, ce qu’on ne voyait pas les années précédentes. On se retrouve avec beaucoup plus de problèmes. On a des agents qui travaillent toute l’année en piscine qui ne savent plus comment faire ».

Alors du personnel supplémentaire a été affecté, et la ville devrait aussi augmenter les prix. En attendant, les maîtres-nageurs s'attendent à un mois d'août encore tendu à la piscine du Rhône.

Augmenter les prix ?

Pour Virginie Paquien-Voisin, directrice générale des services à la ville de Caluire, dans l'agglomération lyonnaise, la solution est d’augmenter les tarifs : « On a eu quelques incivilités de type consommation d’alcool, consommation de cannabis et donc on a augmenté certains tarifs, une augmentation de 40%, de juin jusqu’à fin août pour les individus qui viennent une fois et qui viennent pour semer la zizanie. On a renforcé la sécurité, c’est passé par un maître-chien, par un physionomiste. On a récupéré ce public qui en l’espace d’une semaine aurait pu partir vers d’autres centres nautiques soi-disant plus sûrs ».

La rédaction et avec Gwenaël Windrestin