BFMTV

Mory Ducros enfin repris par Arcole

Mory Ducros a enfin, ce vendredi 28 février, trouvé un accord.

Mory Ducros a enfin, ce vendredi 28 février, trouvé un accord. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Après des longues semaines de négociations et de rebondissements, un accord a été trouvé, ce vendredi 28 février, concernant l'avenir du transporteur Mory Ducros.

C'est bientôt la fin d'un long feuilleton. Mory Ducros a enfin, ce vendredi 28 février, trouvé un accord.

"Nous allons pouvoir déposer cet après-midi" le plan de sauvegarde de l'emploi à l'administration du travail et "pouvoir mettre en oeuvre les mesures de licenciements telles que prévues", a déclaré à l'AFP l'administrateur judiciaire Philippe Blériot à l'issue d'une réunion du comité d'entreprise à Survilliers (Val d'Oise).

La balle est désormais dans le camp de l'administration, qui doit homologuer ou non l'un des plus importants plans sociaux de ces dernières années en France.

Le comité d'entreprise salue "quelques avancées" mais juge que plusieurs points du plan social "ne sont pas satisfaisants". "On l'a déclaré de manière forte", a ajouté Denis Jean-Baptiste, secrétaire du CE.

Lettres de licenciement avant le 5 mars

Jusqu'au bout, l'actionnaire principal de Mory Ducros, Arcole Industries avait menacé de jeter l'éponge. Il a finalement accepté quelques concessions sur les critères de qualité professionnelle, qui lui permettent de choisir quels salariés vont être gardés, selon une source proche du dossier.

En échange, l'administrateur judiciaire et l'AGS, qui garantit le versement des salaires, ont "obtenu l'engagement financier d'Arcole" d'assumer une partie des coûts si des salariés contestent en justice la légalité de leur licenciement, a-t-elle ajouté.

Depuis l'annonce en novembre du dépôt de bilan du numéro deux français de la messagerie, l'un des plus importants depuis la faillite de Moulinex en 2001, le dossier a été marqué par une succession de rebondissements et négociations marathon entre le repreneur et les syndicats. Ces derniers jours, le bras de fer s'était déplacé entre Arcole et Philippe Blériot.

L'entreprise va envoyer les lettres de licenciement avant le 5 mars, dernier délai.

La rédaction