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Morgue provisoire de Rungis: l'opérateur OGF prendra en charge les frais des familles

La morgue installée dans un hall du marché de Rungis le 3 avril 2020

La morgue installée dans un hall du marché de Rungis le 3 avril 2020 - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

L'opérateur OGF, en charge de la morgue installée provisoirement dans un bâtiment du marché de Rungis, a annoncé vendredi ne plus faire payer les familles des défunts morts du coronavirus.

Les familles des défunts pris en charge à la morgue de Rungis n'auront plus rien à payer. L'opérateur OGF, choisi pour mettre en place cette morgue provisoire dans un hall du marché de Rungis, a annoncé prendre en charge l'intégralité des frais.

"Une polémique tout à fait injustifiée et déplacée a éclaté quant à la contribution financière demandée aux familles (...) Le groupe OGF ne veut pas ajouter à la douleur des familles et annonce qu'il prendra à sa charge tous les frais relatifs à ce funérarium temporaire, à compter de ce jour et jusqu'à sa fermeture", écrit l'opérateur dans un communiqué. 

Et de préciser: "En conséquence, aucune entreprise de Pompes Funèbres ne peut facturer des frais pour l'utilisation de ce dépositoire et les services qui y sont rendus." 

Un forfait de 159 euros

Comme le rappelle le groupe OGF dans son communiqué, l'entreprise a aménagé "en 72 heures" un hall du marché de Rungis pour le transformer en morgue de grande capacité, "à la demande de la préfecture de police de Paris".

Jusqu'à présent, l'opérateur OGF prévoyait ainsi un "forfait de 6 jours" à 159 euros pour "l'admission et le séjour en condition de conservation du cercueil fermé et scellé". La journée supplémentaire était facturée 35 euros tandis qu'un espace de recueillement était à disposition des familles, au prix de 55 euros pour "une heure maximum".

Une situation "anormale" pour Christophe Castaner

Jeudi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait annoncé avoir demandé un "contrôle" sur cette morgue provisoire installée dans un hall du marché de Rungis réquisitionné pour accueillir les cercueils des victimes du coronavirus.

"Il me semble anormal que les contraintes liées à la situation de confinement et à des mortalités massives soient imputées financièrement aux familles", a déclaré le ministre de l'Intérieur devant la mission d'information de l'Assemblée nationale sur l'épidémie de covid-19

Mélanie Vecchio avec Benjamin Rieth