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Morbihan: des vitrines factices pour redynamiser un village breton

Un village du Morbihan installe de fausses vitrines pour inciter les commerçants à revenir.

Un village du Morbihan installe de fausses vitrines pour inciter les commerçants à revenir. - BFMTV

Un village du Morbihan a fait installer des devantures en trompe-l’œil dans cinq de ses magasins vides. Un moyen pour la mairie d’attirer de nouveaux commerçants en valorisant le potentiel des locaux désertés.

Lumière tamisée, vêtements chics, ambiance attrayante… A y regarder de loin, on pourrait s’y méprendre. "J’ai été surprise la première fois, j’ai cru que c’était un magasin qui venait d’ouvrir", reconnaît Élisabeth, une habitante de Guéméné-sur-Scorff. Vous l’aurez compris, cette vitrine est en réalité factice. Et dans ce village du Morbihan, ce n’est pas la seule. Il y en a quatre autres comme celle-ci.

Un vitrine factice pour un magasin vide.
Un vitrine factice pour un magasin vide. © BFMTV

"On souffre comme toutes les petites communes de France. On a à peu près 15% de commerces vides aujourd’hui. Et au niveau visuel, on ne peut pas dire que ce soit très joli", explique René le Mouillec, le maire de Guéméné-sur-Scorff et instigateur de cette idée originale. Son objectif est d’attirer de nouveaux commerçants en valorisant au mieux le potentiel de ces locaux désertés. Mais les rhabiller permet-il vraiment de mieux les revendre? La tentative est saluée, mais la question reste posée.

Si pour certains passants, "c’est une bonne initiative", pour les commerçants, cette opération "cache-misère" ne convainc pas tellement. "Je ne suis pas persuadée que ça amènera de nouveaux commerçants. Il faut que la population prenne conscience que ses achats, on peut les faire dans sa propre commune et non à l’extérieur", estime Nathalie Lemaux.

Opération coûteuse

Si ce dispositif peut paraître simpliste, il a malgré tout coûté la somme de 12.500 euros à la commune. La fabrication des adhésifs pour ces devantures en trompe-l’œil a un prix: 50 euros par mètre carré, soit un total de 3.500 euros pour les cinq vitrines, selon Ouest France. Le reste étant consacré à l’étude d’un cabinet spécialisé.

La mairie ne compte pour autant pas s’arrêter là. Sept autres commerces vides pourraient à leur tour être rhabillés pour l’hiver.

Pierjean Poirot avec Antoine Heulard et Anaïs Michot