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Montpellier: des embryons imprimés en 3D pour améliorer les FIV

Image montrant la division cellulaire d'un embryon humain sur un écran de contrôle, dans le cadre d'un programme de procréation médicale assistée.

Image montrant la division cellulaire d'un embryon humain sur un écran de contrôle, dans le cadre d'un programme de procréation médicale assistée. - Anne-Christine Poujoulat - AFP

C'est une première mondiale. Le CHRU de Montpellier a présenté un système permettant de reconstituer des embryons humains en 3D. Une innovation qui pourrait doubler le taux de réussite des fécondations in vitro.

Le CHRU de Montpellier a présenté lundi un système permettant d'observer et d'imprimer en 3D l'embryon humain préimplantatoire, ce qui pourrait permettre à terme de doubler le taux de réussite de la fécondation in vitro (FIV).

"Jusqu'à présent dans le cas d'une AMP (assistance médicale à la procréation), on observait les embryons au microscope sur un seul plan. Avec cette avancée médicale, nous prenons plusieurs plans de l'embryon que nous plaçons dans un logiciel, ce qui permet de le reconstituer et de l'imprimer également en 3D", a expliqué le Pr Samir Hamamah, chef du département de reproduction in vitro du CHRU de Montpellier.

"Doubler la réussite de la FIV"

"Avec cette approche non invasive, nous améliorons de façon significative le choix de l'embryon à replacer dans la cavité utérine et nous espérons doubler la réussite de la FIV qui est actuellement de 20%", a ajouté le Pr Hamamah, soulignant qu'il y a "un respect total de l'éthique".

L'évaluation morphologique réalisée de manière conventionnelle au microscope optique a montré ses limites sur le meilleur choix des embryons, a rappelé ce médecin, soulignant que, malgré l'amélioration des techniques, 85% des embryons conçus in vitro et sélectionnés sur leurs critères morphologiques ne s'implantent pas.

Innovation brevetée

Cette innovation, fruit de la collaboration entre l'Inserm, l'Université de Montpellier 1, le CHRU et la société Tridology est l'oeuvre du Pr Hamamah, du Dr Élodie Scalici et du Dr Samuel Mérigeaud.

Elle a fait l'objet le 1er juillet d'un dépôt de brevet pour l'Europe et les États-Unis, a précisé le Pr Hamamah.

V.R. avec AFP