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Méningite: un père raconte la mort foudroyante de son fils

Après la mort foudroyante de son fils atteint d'une méningite, Jonathan Cohen reste persuadé qu'elle aurait pu être évitée si les symptômes avaient été bien interprétés. Quelques jours après ce douloureux moment, il témoigne pour BFMTV.

Jonathan a perdu son fils de 14 ans juste avant Noël. Logan est mort des suites d'une méningite foudroyante de type Y. D'après son père, ses symptômes ont été mal interprétés par les équipes médicales. La méningite se traduit généralement par une fièvre, des maux de tête, des vomissements accompagnés d'une raideur de la nuque. Mais l'adolescent ne présentait pas ce dernier symptôme. En revanche, "il souffrait de diarrhée", se souvient son père.

"Les signes vitaux et les premières analyses sanguines étaient corrects (…) Mais il aurait fallu faire une analyse de son foie", estime Jonathan Cohen. "Là, ils auraient pu constater que ça n'allait pas du tout et que ce n'était pas une grippe", assure-t-il.

"Il commençait à avoir les yeux injectés de sang"

En l'espace de trois heures, le petit Logan va progressivement succomber. Son père garde une douloureuse image des derniers instants de son enfant. "Il commençait à avoir les yeux injectés de sang, il ne parlait plus (…) Quand on l'a déshabillé, c'est là qu'on s'est aperçus de la gravité de la situation parce qu'il avait des plaques partout."

La méningite frappe surtout les plus jeunes. Ces vingt dernières années, l’incidence annuelle des infections invasive à méningocoque (IIM) en France se situe entre 1 et 2 cas pour 100.000 habitants.

P. P. avec François Pitrel