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Ménard s’était caché dans Notre-Dame de Paris

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Dimanche soir, Robert Ménard, fondateur de Reporters sans Frontières, a escaladé les murs de Notre-Dame de Paris pour s’y cacher, avant de déployer dans l’après-midi une banderole pro-tibétaine.

Invité sur RMC et BFM TV hier matin, Robert Ménard nous a donc posé un lapin, sans explication. Injoignable toute la matinée, le secrétaire général de RSF a en fait passé la nuit sur les tours de la cathédrale Notre-Dame, afin de déployer dans l’après-midi une banderole avec un drapeau tibétain : « A ce moment-là, j’étais arrivé au sommet de Notre-Dame, et je ne pouvais plus me servir de mon téléphone, même pour vous prévenir, car on était surveillé par les Renseignements Généraux. »

M. Ménard s’est aussi déclaré surpris par l’ampleur des incidents qui ont émaillé le parcours de la flamme olympique, hier à Paris : « On n'en revenait pas qu’il vienne autant de monde pour manifester. Cela dit bien le ras-le-bol de tout un tas de gens. […] Mais aucun de nos militants ne s’en est pris à la flamme, ou aux porteurs. »

Après ces nombreuses manifestations, Robert Ménard demande maintenant au président de la République, Nicolas Sarkozy, de boycotter la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques à Pékin, si la Chine ne progresse pas au niveau des droits de l’Homme : « Vous avez dit tout au long de votre campagne que les droits de l'homme étaient au coeur de votre politique. C'est l'occasion de le montrer (M. Sarkozy). »

La semaine dernière, Rama Yade avait d'ailleurs déclaré au journal "Le Monde" que Nicolas Sarkozy n’accepterait de se rendre à Pékin que sous certaines conditions : la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques ; la lumière sur les événements tibétains ; et l'ouverture du dialogue avec le dalaï-lama. La secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme a toutefois démenti ses propos l’après-midi même.

La rédaction - Jean-Jacques Bourdin