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Maroc: un jeune handicapé mosellan se voit refuser l'accès à bord d'un avion

Un avion de la compagnie Jetairfly se pose à l'aéroport de Lille, en février 2015. (photo d'illustration)

Un avion de la compagnie Jetairfly se pose à l'aéroport de Lille, en février 2015. (photo d'illustration) - Philippe Huguen - AFP

Un jeune homme handicapé originaire de Moselle a été contraint de redescendre d'un avion Jetairfly qui s'apprêtait à faire la liaison Marrakech-Metz, vendredi. Le motif? Son appareil respiratoire pouvait représenter un danger à bord.

Forcé à redescendre de l'avion. Un homme de 20 ans, souffrant d'une myopathie et lourdement handicapé, a été débarqué vendredi d'un vol Marrakech-Metz car le commandant de bord a considéré que son appareil respiratoire pouvait constituer un "objet dangereux", a indiqué sa famille, ce samedi.

Mohamed Kanbour, qui voyageait avec ses parents, avait déjà pris place dans l'avion de la compagnie belge Jetairfly qui devait le ramener chez lui en Moselle quand le pilote a exigé qu'il redescende, faute de pouvoir présenter un certificat médical, a expliqué sa belle-soeur, Fatima Kanbour.

"Je ne suis pas certaine qu'il s'en remette un jour"

Le jeune homme et ses parents, qui affirment ne pas avoir été informés des raisons pour lesquelles on leur a demandé de descendre de l'avion, ont annoncé leur intention de porter plainte, en France et au Maroc. "Mohamed vit très mal son handicap. Il a toute sa tête. Il a peur du regard des autres. (...) Se faire débarquer sans ménagement d'un avion devant tout l'équipage, je ne suis pas certaine qu'il s'en remette un jour", s'est emportée sa belle-soeur.

Le jeune homme, qui se rend "trois à quatre fois par an" au Maroc, avait effectué le trajet aller sans ambages, avec le même équipement et sur la même compagnie, selon Fatima Kanbour.

Un refus lié à la "législation internationale"

Jetairfly était injoignable samedi, mais la compagnie a indiqué à la famille, via un message sur Facebook, que "le refus d'embarquement (était) lié à la législation internationale en matière de transport d'objets dangereux que le commandant a appliquée pour des raisons de sécurité".

Outre son fauteuil roulant, le jeune handicapé était équipé d'un appareil anti-apnée du sommeil, que la compagnie semble avoir confondu avec un appareil muni d'une bouteille d'oxygène, suppose la belle-soeur du jeune homme.

"Tout avait été signalé, comme à l'accoutumée"

Contactée, l'agence de voyages ayant vendu les billets d'avion assure que "tout avait été signalé, comme à l'accoutumée, à la compagnie aérienne Jetairfly qui avait donné son accord". "C'était la première fois qu'il voyageait avec un appareil respiratoire" mais ce point avait été "signalé à la compagnie", a ajouté une responsable de l'agence Leclerc Voyages à Creutzwald (Moselle). Le jeune homme et ses parents, hébergés dans un hôtel au Maroc, ne savent pas quand ni comment ils vont pouvoir rentrer en France, selon leur famille.

A.S. avec AFP