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Marcheuse tuée: la thèse de l'agression sexuelle privilégiée

Le colonel Hubert Aligant et Isabelle Pagenelle, procureure de La Rochelle, lors d'une conférence de presse samedi.

Le colonel Hubert Aligant et Isabelle Pagenelle, procureure de La Rochelle, lors d'une conférence de presse samedi. - Xavier Leoty - AFP

L'autopsie du corps de la victime n'a pas permis de déterminer si elle avait subi des violences sexuelles. Mais ce mobile reste privilégié par les enquêteurs.

Qu'est-il arrivé à la marcheuse, dont le corps a été retrouvé vendredi sans vie dans un sous-bois d'Echillais, en Charente-Maritime? Les premières conclusions de l'autopsie pratiquée sur le corps de la victime, retrouvée avec la partie inférieure du corps dénudé, n'ont pas permis de déterminer si elle avait subi des violences sexuelles.

Fractures multiples

Néanmoins, le mobile de l'agression de nature sexuelle reste privilégié. "D'autres expertises seront menées la semaine prochaine pour tenter d'apporter des éléments plus précis", a indiqué la procureure de la Rochelle, Isabelle Pagenelle, lors d'une conférence de presse.

Jeudi vers 16h20, la femme était partie pratiquer la marche nordique selon un circuit qu'elle avait l'habitude d'emprunter. Ne la voyant pas revenir, son mari avait donné l'alerte vers 20 heures.

Selon les éléments d'autopsie, la victime est décédée de fractures multiples à la face, d'une fracture du crâne et d'une plaie importante au niveau du cuir chevelu ayant entraîné une hémorragie cérébrale.

Un appel à témoins est lancé

Dix hommes de la section de recherche de Poitiers sont mobilisés pour sur cette enquête. Le groupement de gendarmerie de Charente-Maritime est également impliqué "dans des proportions pouvant devenir très importantes selon les besoins des enquêtes complémentaires qui seront menées, notamment les enquêtes de voisinage", a souligné le colonel Hubert Laligant, commandant le groupement de gendarmerie du département.

"Cette enquête devient prioritaire pour le parquet de La Rochelle", qui devrait ouvrir une information judiciaire en début de semaine, a indiqué la procureure. Elle a également communiqué le numéro de téléphone de la brigade de gendarmerie de la commune voisine de Saint-Agnan (05 46 83 30 04) pour recueillir, 24h sur 24, tout témoignage pouvant apporter des éléments sérieux à l'enquête.

A. K. avec AFP