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Toulouse: la préfecture interdit une manifestation des Jeunesses nationalistes

Logo des Jeunesses nationalistes

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L'organisation d'extrême droite souhaitait commémorer le duc Eudes d'Aquitaine, protecteur "de la nation face aux invasions arabo-musulmanes". L'interdiction du rassemblement avait été réclamée après l'agression mortelle de Clément Méric.

Les Jeunesses nationalistes ne sont pas les bienvenues à Toulouse samedi. Le préfet de la Haute-Garonne a interdit la manifestation prévue samedi par l'organisation d'extrême droite, "compte tenu des risques importants de trouble à l'ordre public", annonce-t-il dans un communiqué.

Les autorités étaient pressées par de multiples organisations de faire interdire cette marche aux flambeaux qui aurait eu lieu trois jours après la bagarre fatale à Clément Méric.

Le préfet précise que sa décision est motivée par "l'organisation de quatre manifestations" ce jour-là dans la ville. L'une d'elle est d'ailleurs menée par un collectif unitaire dénommé "Toulouse dit NON à l'extrême droite et à ses idées".

Une "marche aux flambeaux" pour Eudes d'Aquitaine

Selon le préfet, les Jeunesses nationalistes souhaitaient commémorer Eudes d'Aquitaine. Le duc "en 721, a contribué à la protection de la nation face aux invasions arabo-musulmanes et sarrasines", expliquait à Streetpress le responsable des Jeunesses Nationalistes à Toulouse.

Etaient attendus, selon le site, les deux principaux dirigeants de l'organisation, l'ex-Front national Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti, président de l'Oeuvre française.

Le rassemblement était dénoncé par le maire socialiste de Toulouse, qui réclamait l'interdiction préféctorale, et par des élus écologistes, rapportait Libération. Alexandre Gabriac, leader des Jeunesses nationalistes dénonçait des pressions "continuelles" des "adversaires" de l'organisation.

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M.D. avec AFP