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Notre-Dame-des-Landes: les opposants à l'aéroport organisent une randonnée sur la ZAD

Manifestation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 21 octobre dernier.

Manifestation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 21 octobre dernier. - Loïc Venance - AFP

Plusieurs centaines d'opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont randonné ce dimanche matin sur la "ZAD", à cinq jours de la remise du rapport des médiateurs du gouvernement sur le projet.

Bâtons de marche, chaussures de randonnée: ce dimanche matin, des centaines d'opposants au transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes ont randonné sur le site prévu pour l'infrastructure, qu'ils appellent la "ZAD", pour zone à défendre. 

Inaugurés début juillet, les sentiers balisés de randonnée qu'ils ont empruntés visent "à montrer que la ZAD vit, que les habitants des environs s'y sentent bien et (...) à rompre avec l'ostracisme qui frappe la ZAD et ses habitants", dit Dominique Le Lay, habitante du bourg de Notre-Dame-des-Landes.

"On a souhaité refaire des tracés qui mettaient en valeur la zone, pour que les gens voient quelle nature allait être détruite si le projet se faisait", a-t-elle expliqué. 

Délimitée depuis 1974, la ZAD est une zone de 1.650 hectares, en plein bocage nantais, occupée à temps plein par 200 à 300 "zadistes" qui ont promis de la "défendre" en cas d'intervention des forces de l'ordre. 

Un rapport très attendu remis vendredi

Pour Jocelyne, randonneuse nantaise d'une soixantaine d'années, cette grande balade dans la ZAD "est à double détente".

"C'est une manière de montrer que c'est une zone accessible, contrairement aux clichés totalement ridicules, mais aussi de marquer le coup, à quelques jours de l'échéance", dit-elle.

Les trois médiateurs, nommés il y a six mois, doivent remettre vendredi leur rapport, censé aider le gouvernement à trancher sur cet épineux dossier, enlisé depuis des années. 

Samedi, les partisans de la nouvelle infrastructure ont choisi de mettre l'accent sur les nuisances sonores et les risques que fait peser, selon eux, le maintien d'un aéroport à proximité d'une agglomération de 620.000 habitants, en simulant un accident d'avion en plein centre-ville de Nantes. 

A. K. avec AFP