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Loi Travail: les jeunes en première ligne de la manifestation

Une Assemblée générale de l'université de Bordeaux, lundi.

Une Assemblée générale de l'université de Bordeaux, lundi. - BFMTV

Les syndicats de lycéens et d'étudiants appellent à manifester mardi contre la loi Travail. Tracts, banderoles, AG: ils préparent la mobilisation à Paris comme en province. Objectif: transformer la protestation virtuelle en action dans la rue.

Mercredi, lors de la manifestation contre la loi Travail de la ministre Myriam El Khomri, les jeunes seront en première ligne. Ce sont en effet les syndicats étudiants et lycéens comme l'Unef, l'UNL ou encore la FIDL qui appellent à manifester aux côtés de leurs cousins de la CGT, FO, FSU et Solidaires. Une mobilisation qui passe par la pédagogie: dans les amphithéâtres des universités, à la sortie des lycées, les militants ne ménagent pas leurs efforts pour convaincre.

Dans les couloirs de l'université de Bordeaux, les pétitions circulent: "on va entrer dans le monde du travail, pour nous c'est très important", confie une signataire. "On est les premiers concernés!", ajoute-t-elle. Reste désormais à transformer ces étudiants en manifestants: pour les militants, ce mercredi sera d’abord un tour de chauffe.

"J'espère qu'on aura le plus de manifestants possible, mais dans tous les cas il y aura plein d'actions qu'on organisera tout le mois de mars jusqu'au retrait du projet de loi", assure Alice Bienfait, de l'Unef à Bordeaux. "Mercredi ne sera qu'une première étape", abonde William Martinet, leader du syndicat.

Des blocus dans les lycées?

Dans l'université d'Assas à Paris, traditionnellement classée à droite, les syndicats ont plus de difficultés à mobiliser. La faute à un manque général de mobilisation, ou à la couleur politique de l'université? "On arrive quand même à faire réagir les étudiants", affirme Clara Mérigot, du bureau national de l'Unef, au micro de RMC.

"Il y a quand même un message: tu as galéré pendant tes études, tu risques de galérer pour ton insertion professionnelle, et maintenant on nous dit que même avec un CDI on ne sera pas protégé. Ça fait réagir".

Et pour grossir les rangs des manifestants, les syndicats lycéens ne sont pas en reste. Depuis lundi matin, ils tractent aux abords des établissements. Des lycéens parisiens pourraient dès mercredi matin organiser des blocus à l’entrée des établissements. Mais ils ne s'arrêteront pas là: outre le 9 mars, plusieurs organisations syndicales appellent déjà à défiler le 31 mars prochain.
A. K. , vidéo Eve Castaing, Morgane Jacob, Vivien Chareyre et Véronique Fèvre