BFMTV

Grève des taxis: 64 chauffeurs en garde à vue à Paris

36 chauffeurs de taxis ont été placés en garde à vue pour entrave à la circulation. Ici, une opération escargot à Roissy le 10 février.

36 chauffeurs de taxis ont été placés en garde à vue pour entrave à la circulation. Ici, une opération escargot à Roissy le 10 février. - -

Dans la nuit de mardi à mercredi, 110 chauffeurs de taxi ont été interpellés, à Paris, et 64 d'entre eux ont été placés en garde à vue.

Les taxis ne décolèrent pas. Après deux jours de grève, les taxis parisiens entament une nouvelle journée de mobilisation, pour protester contre une législation qu’ils jugent trop avantageuse pour les véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), ce mercredi.

Mardi soir, une centaine de chauffeurs se sont rassemblés place de la Concorde à Paris, puis gare de Lyon notamment. Et d'après RMC, dans la nuit de mardi à mercredi, plus d'une centaine ont été interpellés par la police qui est passée à la manière forte pour déloger les grévistes.

La préfecture ajoute que 64 chauffeurs ont été placés en garde à vue cette nuit pour "délit d'entrave à la circulation et refus de dispersion après sommations suite à un attroupement" et 3 d'entre eux l'étaient toujours ce mercredi matin, à 7 heures.

Par ailleurs, 36 véhicules de taxi ont été envoyées à la fourrière.

36 véhicules de taxi à la fourrière

Une centaine de taxis s'étaient rassemblés place de la Concorde vers 19 heures avant que la police ne les disperse.

Selon une source policière, "deux cents voitures voulaient bloquer la place de la Concorde et le comportement d'une partie des chauffeurs a rendu indispensable des interpellations". Plus tard dans la nuit, vers 3 heures, deux cents autres véhicules ont tenté de bloquer la place de la Madeleine. Par ailleurs, 36 véhicules de taxi ont été envoyées en fourrière.

Selon le Code de la route, "le fait d'entraver la circulation" est puni de deux ans d'emprisonnement, de 4.500 euros d'amende", d'un retrait de six points et d'une peine complémentaire de suspension pour une période de trois ans du permis de conduire.

S. D.