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Débordements en marge d'une manifestation anti-mariage homo

Débordements en marge d'une manifestation anti-mariage homosexuel

Débordements en marge d'une manifestation anti-mariage homosexuel - -

Une nouvelle manifestation anti-mariage homosexuel s'est tenue mercredi soir, à Paris, à proximité de l'Assemblée nationale, à l'issue de laquelle des échauffourées ont éclaté.

Des échauffourées ont éclaté mercredi soir, à Paris, en marge d'une manifestation d'opposants au mariage homosexuel près de l'Assemblée nationale, où se poursuivait l'examen en seconde lecture du projet de loi.

Onze personnes ont été interpellées après ces échauffourées, a précisé une source policière. 

Plus tôt dans la soirée, 24 autres personnes qui tentaient de mener une contre-manifestation aux cris de "pas de fachos dans nos quartiers" avec une banderole "l'homophobie tue", avaient déjà été interpellées, selon la police.

Barrages forcés

Entre 2.400 personnes selon la police et 8.000 selon le collectif La manif pour tous ont défilé pour la deuxième soirée consécutive contre le projet de loi ouvrant le mariage aux homosexuels.

Alors que la manifestation était autorisée jusqu'à 22 heures, quelques centaines de personnes ont persisté à vouloir rester sur les lieux. Certains d'entre eux ont tenté d'en découdre avec les forces de l'ordre et de forcer les barrages installés devant la rue menant à l'Assemblée.

Gaz lacrymogène, journalistes pris à partie

Des manifestants ont lancé des fusées, des bouteilles et des pierres sur les CRS, et ont brisé les vitres d'une voiture. Les forces de l'ordre ont fait usage de quelques gaz lacrymogènes, selon la même source. Des journalistes ont été pris à partie par des militants d'extrême-droite, qui ont cassé une caméra et molesté certains d'entre eux.

Les CRS et gendarmes mobiles ont dispersé la foule peu après minuit trente.

Partis comme la veille de Sèvres-Babylone, dans le centre de Paris, le cortège avait commencé à défiler pacifiquement vers 20 heures, agitant des drapeaux roses et bleus et scandant des slogans comme "Hollande ta loi on n'en veut pas" ou "un père, une mère c'est élémentaire".

A.S. avec AFP