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Mailly : « Un problème de calendrier »

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Alors que Nicolas Sarkozy temporise avec les syndicats, qui défileront unis le 1er mai, Jean-Claude Mailly, le leader de FO, rappelle l'urgence de la situation.

Fait rarissime, le jour de la Fête du Travail rassemblera cette année l'ensemble des confédérations syndicales. Les 8 syndicats français à l'origine des grèves et manifestations des 29 janvier et 19 mars appellent en effet à « un 1er mai dans l'unité d'action », comme l'explique Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de Force Ouvrière. Ne se contentant pas des « mesurettes trop timides annoncées le 18 février », il rappelle que les revendications portent toujours sur « l'emploi, les salaires et le service public ».

« C'est maintenant qu'il faut agir ! »

Revenant sur l'état d'esprit de Nicolas Sarkozy qu'il a rencontré hier avec tous les autres syndicats, Jean-Claude Mailly fait le point sur la situation, selon lui : « Le Président de la République ne ferme pas la porte à d'autres initiatives, mais pas tout de suite. Il faut attendre de faire le point au mois de juin, sur les mesures que l'on a décidées, comment elles sont mises en place, est-ce qu'il faut faire d'autres choses ou pas. Et là, il y a un problème de calendrier ; on lui a dit hier : c'est maintenant qu'il faut faire des choses. Il faut bien comprendre qu'il y a des besoins, des attentes pressantes. Je ne sais pas si tout le monde mesure bien le sentiment d'injustice qui s'est développé. Comme le dit un syndicaliste international, les gens ont le sentiment aujourd'hui que le socialisme c'est pour les riches, mais le néolibéralisme, pour les pauvres. »

La rédaction-Bourdin & Co