BFMTV

Macron à Fresnes en amont d'une loi de programmation pour la justice

Le président Emmanuel Macron lors d'une visite au camp militaire de Mourmelon, près de Reims, le 1er mars 2018

Le président Emmanuel Macron lors d'une visite au camp militaire de Mourmelon, près de Reims, le 1er mars 2018 - Yoan VALAT, POOL/AFP

Le chef de l'Etat se rend à la prison de Fresnes ce vendredi. Une visite qui intervient à l'approche de l'annonce d'une future loi de programmation pour la Justice.

Emmanuel Macron doit se rendre vendredi à la prison de Fresnes, a annoncé jeudi le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, indiquant que cette visite, ainsi qu'une autre prévue la semaine prochaine à l'école de l'administration pénitentiaire à Agen, s'inscrivaient dans le cadre d'une prochaine annonce de l'augmentation des moyens de la Justice.

"Le président de la République va sans presse à la prison de Fresnes et puis ensuite il va à l'école d'administration pénitentiaire d'Agen", a déclaré Gérald Darmanin sur CNews.

"Augmentation des moyens de la Justice"

"Avec la garde des Sceaux (Nicole Belloubet) ils ont effectivement travaillé, et j'y ai contribué (...) il y a aura une augmentation des moyens de la Justice par une loi de programmation de la Justice", a ajouté Gérald Darmanin, soulignant toutefois qu'"il appartient à la garde des Sceaux de l'annoncer elle-même".

Avec la visite à Fresnes, en compagnie de Nicole Belloubet, Emmanuel Macron "souhaite mieux appréhender toutes les problématiques du milieu carcéral et échanger avec les personnels en charge de mettre en œuvre les peines prononcées par les magistrats", a-t-on indiqué par ailleurs à l'Elysée.

Projet de loi au printemps

Emmanuel Macron avait annoncé en janvier, en plein mouvement social des surveillants, "un plan pénitentiaire global" portant notamment sur l'immobilier des prisons, le renseignement pénitentiaire et les personnels.

Lors de l'audience solennelle de la Cour de cassation, il avait souligné que la prison, au-delà des 15.000 places supplémentaires promises, doit être "profondément modernisée" mais ne doit pas être "la réponse quasi-systématique pour les peines à un certain niveau", et il avait plaidé pour la mise en place "massive" d'autres peines comme les travaux d'intérêt général ou le bracelet électronique.

Un projet de loi de programmation pour la Justice 2018–2022 et des projets de loi de simplification civile et pénale sont attendus au printemps.

M. F. avec AFP