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Droit au logement opposable : Bilan contrasté

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Un mois et demi après son entrée en vigueur, le droit au logement opposable fait déjà débat. Chiffres à l'appui, optimistes et pessimistes dressent un premier bilan, contrasté.

Le comité de suivi du droit au logement opposable (DALO), se réunit pour la première fois vendredi 15 février. C’est l’occasion de faire un premier bilan sur la mise en place de cette loi, qui assure la garantie par l'Etat du droit au logement.

Depuis l’entrée en vigueur de la loi le 2 janvier dernier, 7 500 dossiers ont été déposés aux commissions départementales chargées de les examiner. 189 ont été retenus et instruits. 82 au final ont obtenu un avis favorable, et seront donc transmis aux Préfets qui devront donc trouver un logement dans leur contingent d'appartements. Pourquoi un tel écart ? Les avis divergent.

Selon un membre du comité de suivi, il faut du temps pour que les commissions de médiation qui instruisent les dossiers se mettent en place. « C’est déjà extraordinaire que certaines commissions aient déjà pu se prononcer », se félicite Bernard Lacharme, secrétaire général du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées.

Mais pour l’association de Droit au logement (DAL), ce fossé prouve l’impossibilité de l’administration à suivre le rythme des demandeurs de logements sociaux. Jean-Baptiste Eyraud, le président du DAL, regrette que les commissions manquent cruellement de moyens humains et financiers. Il déplore aussi le manque de logements sociaux, et conclut, désabusé : « Faire une demande DALO aujourd’hui, c’est un peu jeter une bouteille à la mer ».

La rédaction, avec Nicolas Marsan