BFMTV

Les prix flambent, surtout dans le hard discount

Sabrina a changé sa façon de faire ses courses, parce « qu’au final dans les hard discounts c’est les mêmes prix que dans les grandes surfaces. Tant qu’à faire, autant acheter dans les grandes surfaces et avoir un peu plus de qualité ! »

Sabrina a changé sa façon de faire ses courses, parce « qu’au final dans les hard discounts c’est les mêmes prix que dans les grandes surfaces. Tant qu’à faire, autant acheter dans les grandes surfaces et avoir un peu plus de qualité ! » - -

D’après une enquête du magazine LSA, les prix à la caisse de nos magasins ont augmenté de 1,5% en un an. Et le hard discount, très sensible à la hausse des matières premières, est le plus touché : + 3,9%. Explications et témoignages de consommateurs, contraints de revoir leur budget…

Les prix flambent à la caisse. + 1,5% en un an dans tous les types de magasins : hypermarchés, supermarchés et hard discount. C'est le résultat d'une enquête réalisée sur 20 millions d'étiquettes chaque mois et publiée ce mercredi par le magazine LSA.

+ 9% pour le café !

Alimentation, hygiène… tous les produits sont concernés. Les hausses les plus importantes concernent le café (+ 9%), l'huile (+ 5%), les plats cuisinés, le lait, la farine, le beurre, le coton, les jus de fruits (tous à environ + 4%).

Aucune région n'est épargnée, la hausse se fait principalement ressentir en PACA (+ 2,06%) et dans le Nord-Pas-de-Calais (+ 2,04%) ou encore en Ile-de-France (+ 1,97%). Seules l'Alsace et la Lorraine résistent et limitent leur hausse autour de 0,5%.

Hard discount : pas de promo et une matière première qui pèse lourd…

Des raisins à 3,99 euros le kilo dans un magasin hard discount, aussi chers que dans une grande surface traditionnelle. Depuis un an, les prix flambent : + 1,4% dans les hypermarchés + 1,7% dans les supermarchés... Mais la grande surprise, ce sont les discounters. Traditionnellement moins chers, ils affichent la plus forte hausse + 3,9% sur ses produits. En cause, la progression ininterrompue des cours des matières premières depuis plusieurs mois, des cours auxquels le hard discount est particulièrement sensible. Car à la différence des produits vendus en grandes surfaces, il y a moins d'intermédiaires, moins de coûts d’emballage. Résultat, c'est la matière brute qui pèse le plus lourd dans le prix final. Un exemple : + 12% sur le coton en un an.

« Deuxième constat », ajoute Yves Puget, rédacteur en chef du magazine LSA qui publie l'enquête : « Il n’y a quasiment pas de promotion dans le hard discount, c’est des prix bas tous les jours ; alors que les grands distributeurs, les hypermarchés, les supermarchés, eux ont des promotions ».

« J’ai des enfants, je ne peux pas les restreindre »

Béatrice fait ses courses dans un supermarché discount dans le 9e arrondissement de Paris. Son panier a nettement augmenté : « Ça peut aller jusqu’à plus d’un euro sur le café par exemple ; c’est énorme ! On est quand même obligé d’acheter ces produits-là. J’ai des enfants, je ne peux pas les restreindre. C’est un budget supplémentaire. Et puis à Paris on n’a pas de grandes surfaces, donc on prend ce qui est à côté de soi ».

« Je vais dans plusieurs enseignes, pour comparer »

Sabrina, qui fait elle aussi ses courses dans un supermarché discount parisien, a changé sa façon de faire : « Je fais plus attention depuis 6 mois, sur quasiment tous les articles. Je vais dans plusieurs enseignes, pour comparer et je me rends compte qu’au final dans les hard discounts c’est les mêmes prix que dans les grandes surfaces. Tant qu’à faire, autant acheter dans les grandes surfaces et avoir un peu plus de qualité – même si ça a augmenté un peu aussi ».

La Rédaction, avec Amandine Dubiez et Christophe Bordet