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Les prix de l’alimentaire en hausse

Mauvaise nouvelle pour votre porte-monnaie : les prix des produits alimentaires ont commencé à augmenter mi-avril dans les grandes surfaces...

Mauvaise nouvelle pour votre porte-monnaie : les prix des produits alimentaires ont commencé à augmenter mi-avril dans les grandes surfaces... - -

Mauvaise nouvelle pour votre porte-monnaie. Selon le magazine 60 millions de consommateurs paru jeudi, les prix des produits alimentaires ont commencé à augmenter mi-avril dans les grandes surfaces. En cause : la hausse des prix des matières premières.

Café, jus de fruits, produits laitiers, farine, poissons surgelés ou en conserves... sur un panier de 92 références que suit le magazine de l'Institut national de la consommation (INC), les deux tiers des produits ont augmenté entre début novembre et fin avril. Une augmentation de 3% en moyenne. Et certains produits voient leur prix s’envoler.

Jusqu’à + 20 % pour le blanc de dinde

Selon 60 millions de consommateurs, la confiture abricot Bonne Maman affiche par exemple + 13%. Le café arabica Carte Noire + 8%. Autres aliments à connaître cette valse des étiquettes : les produits laitiers. Le beurre doux Président a ainsi pris 6% quand le prix du fromage Saint-Môret augmente de 4%. Mais la palme du produit qui a le plus augmenté revient au blanc de dinde Fleury-Michon avec une envolée de 20 % de son prix.

« Attention à l’inflation masquée et aux promotions »

Autre point soulevé par 60 millions de consommateurs : l'inflation masquée. Certaines marques diminuent le poids de leur produit tout en conservant le prix initial. Ainsi, le paquet de gâteaux Prince de Lu, en quelques mois, a perdu 30g, son prix lui n'a pas bougé.

Pour Marie-Jeanne Husset, directrice de la rédaction de 60 millions de consommateurs, il faut être vigilant : « Faire très attention et se référer au prix au litre et au kilo parce qu’il y a ce qu’on appelle l’inflation masquée.Ça veut dire que parfois il y a des changements de contenance. Le prix n’augmente pas mais on a diminué la contenance. Ou le nombre de bâtonnets de poisson surgelé au lieu de les vendre par vingt on les vend par dix-huit. Le prix n’a pas changé.
Il faut aussi faire attention aux promotions. Une façon habile de masquer les augmentations de prix, c’est de les faire précéder de fortes campagnes de promotion. Comme ça on a perdu le repère du prix. Il faut être très vigilant dans une période où les prix ont tendance à augmenter ».

« 3% en moyenne, ça reste très raisonnable »

Selon l’économiste Philippe Chalmin, professeur à l'université Paris Dauphine, cette augmentation, pour certains produits, reste très raisonnable et s’explique de manière logique : « C’est le résultat de la très forte hausse que les prix des matières premières agricoles - céréales, matières premières laitières, oléagineux, café, cacao - ont connu sur les marchés internationaux depuis quelques mois. Le consommateur en paye les conséquences. Une augmentation de 3% en moyenne cela reste quand même extrêmement raisonnable par rapport aux tensions que nous connaissons sur les marchés internationaux ».

« Je fais 2 fois le tour du marché avant d’acheter »

Pour le consommateur, les produits dont les prix ont augmenté sont de plus en plus nombreux. Gisèle compare les tarifs et repère les promotions. Quels sont les produits qui ont augmenté selon elle ? « Les pâtes, le café, disons les produits essentiels, les produits de consommation les plus courants. Parfois, c’est plusieurs centimes : 5, 10 centimes. C’est de plus en plus cher. Les retraites n’augmentent pas, la vie est de plus en plus chère, on le voit dans les comptes. Je profite des promotions pour acheter un ou plusieurs produits. Si je fais le marché, je fais deux fois le tour avant d’acheter, pour voir les prix, pour comparer. C’est devenu automatique maintenant ».

La Rédaction