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Les Français boivent désormais plus de café en dosettes que moulu

Dosettes de café en aluminium.

Dosettes de café en aluminium. - Andrés Nieto Porras - Flickr - CC

La dosette séduit les amateurs de café. Pratique, elle dope les ventes et les bénéfices des acteurs du marché. En faisant peu de cas de son impact sur l'environnement.

Selon les données 2016 collectées par le cabinet Nielsen, les ventes de café sont en hausse et les doses individuelles se taillent la part du lion d'un marché évalué à 2 milliards d'euros, rapporte Le Parisien. Les dosettes continuent leur progression, s'attribuant 43,9% des parts de marché, contre 41,4% en 2015. Le café moulu maintient seulement 36,3% des ventes, suivi par l'instantané à 17,1% et le café en grains à 2,7%.

Pourquoi un tel succès? Pour le goût et la praticité, sans aucun doute. Mais les marques trouvent également leur intérêt à développer ce format. Par rapport au café moulu, le même aliment encapsulé ou mis en dosette est vendu de six à huit fois plus cher. Chez Nespresso qui joue la carte du luxe, la tasse revient à un prix allant de 35 à 50 centimes pour un prix moyen de 31 centimes chez la concurrence.

Tout le monde veut sa part du gâteau, les torréfacteurs et les marques des supermarchés proposent désormais des produits estampillés à leur enseigne. Flairant le bon filon, l'Américain Starbucks propose désormais ses capsules compatibles avec le système Nespresso. 

Un impact écologique non négligeable

Si le consommateur se régale de la dosette, l'environnement boit la tasse. En 2015 déjà, l'inventeur des "K-Cup", soit le système de capsule repris par Nespresso, avait fait son mea culpa. Ainsi, John Sylvan avait-il demandé "pardon" pour les méfaits qu'entraîne sa trouvaille sur l'environnement. Alors que les sacs en plastique sont bannis de notre circuit de consommation, ces récipients à usage unique génèrent des tonnes de déchets plastiques. Une pollution bien plus importante que celle générée par le café en vrac.

Les capsules Nespresso, rétorquerez-vous, ne sont pas en plastique, mais en aluminium. Théoriquement, elles sont donc aisément recyclables. Encore faudrait-il qu'elles le soient. Conscient du problème, Nestlé (maison mère de Nespresso) veut améliorer la récolte des capsules usagées pour le faire passer de seulement 20% à 50%. Deux axes d'action ont été mis en place: l'installation de 5.500 collecteurs répartis entre les points relais et des partenariats de récupération avec des entreprises telle La Poste.

En 2014, la consommation de café par habitant était estimée à 5,4 kg par an. Soit la deuxième boisson le plus bue, après l'eau.

David Namias