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Les écrans dérèglent le sommeil des jeunes et nuisent à leur scolarité

Un sondage conduit par l'Institut national du sommeil et de la vigilance a révélé ce mardi le manque chronique de sommeil chez les 15-24 ans. Ce problème est en grande partie dû à leur exposition tardive aux réseaux sociaux et autres plateformes internet.

L'étude dont les conclusions ont été dévoilées ce mardi par l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) incite à redoubler d'attention concernant le sommeil des jeunes et notamment des adolescents. De fait, les 15-24 ans en manquent: ils dorment moins de sept heures par nuit, au lieu des huit heures recommandées. Or, il semble que le facteur numérique pèse lourd dans ce déséquilibre. L'exposition de plus en plus tardive aux écrans et la fréquentation nocturne des réseaux sociaux retardent d'autant l'heure du sommeil. 

Des conséquences néfastes possibles 

Ce n'est pas tout: le pouvoir néfaste des écrans poursuit la personne désireuse de dormir bien, même une fois qu'elle s'en est détournée. La lumière bleue, la luminosité dégagée par les écrans, envoie un signal trompeur à l'organisme: elle fait croire à l'horloge biologique qu'il fait encore jour. L'attention et la concentration en classe peuvent faire les frais du sommeil miné des lycéens. Et les conséquences peuvent s'avérer plus personnelles encore, selon Joëlle Adrien, présidente de l’INSV, sur notre antenne. Cette neurobiologiste détaille ainsi les conséquences possibles sur la santé:

"Obésité, diabète, aussi hypertension, une résistance moindre aux maladies et puis il va y avoir aussi des troubles psychologiques comme la dépression, et on sait que les jeunes sont assez vulnérables à la dépression, et puis le trouble anxieux."

Trente minutes d'exercice par jour 

Bien entendu, il existe des solutions. Comme elle l'explique à BFMTV, Marie-Françoise Vecchierini, neuropsychiatre, invite à "séparer dans la chambre d’un ado ce qui est réservé au sommeil, et le lit ne serait réservé qu’au sommeil, et puis dans un autre coin, les activités, et que les activités connectées s’arrêtent une heure avant le coucher et soient faites aussi en dehors du lit". 

Les spécialistes engagent encore à maintenir le même rythme le week-end et en semaine, à éviter les excitants et à pratiquer trente minutes d'exercice physique par jour. 

R.V. avec Marie Duquesne et Alexandra Drieghe