BFMTV

Le site Faismesdevoirs victime de son succès

-

- - -

Le nouveau site internet Faismesdevoirs.com qui commercialise des corrigés pour collégiens et lycéens était saturé pour son lancement ce jeudi.

Seriez-vous prêts à faire appel à ce type de service en ligne pour aider vos enfants dans leurs devoirs ? Trouvez-vous les arguments des profs valables ? Venez en débattre dans le forum ci-dessous !

« Tu n'y arrives pas... nous sommes là ! » ... Ou pas ! Une heure après son lancement, à 15h ce jeudi 5 mars, le site faismesdevoirs.com, qui propose de rédiger les devoirs des collégiens et lycéens contre rémunération était inaccessible. Saturé et donc victime de son succès : « 2000 visites par seconde, c'est une bonne et une mauvaise nouvelle » avouait Stéphane Boukris, le créateur du site.

Des parents enthousiastes

Ils étaient donc nombreux les élèves et leurs parents intéressés par ce nouvel outil. C'est le cas de Stéphane, ingénieur et père d'un collégien dans les Alpes Maritimes : « la dernière fois, on a mis plus d'une heure et demi à trouver une info sur Internet pour aider mon fils qui est en sixième, à faire un devoir de français, sur des choses que sa mère et moi avions oubliées. Si j'avais eu cette solution, je pense que je l'aurais fait : pour 3 euros, pourquoi me gêner ?! Ce site peut être très bénéfique, dans le sens où il ne se contente pas de donner bêtement les réponses. Il y a en plus toute une démarche pédagogique qui explique pourquoi. Donc, ça peut aussi aider les parents. »

Des enseignants choqués

Pourtant, le site est loin de faire l'unanimité. Le ministre de l'Education Xavier Darcos, les enseignants et associations de parents crient au scandale et dénoncent un marchandage de l'enseignement. De 5 euros pour un simple problème de maths, jusqu'à 80 euros pour un exposé complexe d'une dizaine de pages, il suffit pour les élèves de scanner l'énoncé de leur devoir. Ils obtiendront les réponses correspondantes dans un délai de 24 à 72h selon l'exercice. Ces corrigés sont principalement fournis par des étudiants de grandes écoles.
Stéphane Boukris, le créateur du site, comprend que son « innovation » puisse choquer, mais rappelle qu'elle est tout à fait « légale ». Et de poursuivre, défendant son concept : « c'est du conseil, c'est comme quand on achète les services d'un prof particulier. Il n'est pas là le jour de l'examen. »

La rédaction, avec Kelly Laffin