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Le lundi de Pentecôte à nouveau chômé

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Il faudra toujours travailler une journée de plus par an, mais on pourra décider de la date.

Les députés examinent à partir d'aujourd'hui la proposition de loi du député UMP Jean Léonetti. Il s'agit d'assouplir les modalités d'application de la journée de solidarité en faveur des personnes agées et handicapés organisée le lundi de pentecôte, qui tombe cette année le 12 mai. L'idée, c'est que dès cette année, la journée soit définie entreprise par entreprise et branche par branche. Le but est d'apporter plus de souplesse au système. Pour le reste, rien ne change... il faudra toujours travailler l'équivalent d'une journée de plus ou que le patron supprime un jour de RTT pour financer la solidarité envers les plus âgés.

Pour Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, même si « il faut toujours une journée », il s'agit de mettre de la « souplesse » dans le dispositif. Selon lui, cela ne sera « pas du tout » difficile à négocier dans les branches et c'était « le fait de trop concentrer sur le lundi de Pentecôte qui créait des problèmes ».

Car le lundi de Pentecôte travaillé en faveur des personnes âgées n'a jamais cessé depuis sa mise en place , il y a 4 ans, d'être un jour trés contesté pour de multiples raisons. Ecole fermée , problème de garde d'enfants pour les parents obligés d'aller au boulot, etc... Dans certaines entreprises publiques, comme à la SNCF , on avait préféré continuer de ne pas travailler le lundi de Pentecôte en allongeant les journées de travail de 1 minute et 52 secondes , ce qui avait d'ailleurs fortement choqué à l'époque en 2005 un certain Nicolas Sarkozy. L'an passé un salarié sur 2 seulement avait fait le choix d'aller au bureau ou à l'usine et la plupart des service publics étaient restés fermés. Avec la proposition de loi débattue aujourd'hui, chaque salarié devra choisir librement le jour de l'année ou il ira travailler sans être payé. Cette journée a rapporté l'an passé 2 milliards qui ont permi de financer 110 000 place médicalisées.

La rédaction et Christophe Bordet