BFMTV

Le frère de Bernadette Chirac dans un HLM de Paris depuis 30 ans

Bernadette Chirac, le 4 mars dernier à Paris.

Bernadette Chirac, le 4 mars dernier à Paris. - Kenzo Tribouillard - AFP

VIDEO - Des "chiraquiens" de longue date occupent des logements HLM dans le très chic quartier Saint-Paul, à Paris, selon les informations du Monde. Parmi eux: Jérôme Chodron de Courcel, frère de Bernadette Chirac.

Ils seraient un certain nombre à avoir profité des largesses de l'ancien maire de Paris. Le propre frère de Bernadette Chirac, Jérôme Chodron de Courcel, est l'heureux locataire d'un "spacieux" HLM à "prix modique", révèle jeudi Le Monde.

Situé en plein cœur du très chic quartier Saint-Paul, dans le quatrième arrondissement de Paris, le frère de l'ancienne première dame a signé ce bail en 1984, alors que Jacques Chirac occupait le fauteuil de maire de la capitale.

Pierre Chazaud et Yves Jobic

Et ce n'est pas tout. D'autres "chiraquiens" sont logés dans le pâté de maison, et s'acquittent également d'un loyer défiant toute concurrence auprès de la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP).

L'ancien secrétaire d’Etat du gouvernement Chirac entre 1974 à 1976 et ancien président du Conseil constitutionnel, Pierre Chazaud, occupe un 48 mètres carrés géré par le bailleur social de Paris. "J’ai proposé à la Régie de payer un surloyer", se justifie-t-il, interrogé par le quotidien. Enfin, troisième nom épinglé par Le Monde: Yves Jobic, ancien patron de l’antigang, locataire depuis 1987.

La Ville de Paris se veut exemplaire

Depuis son arrivée à la tête de la mairie de Paris, Anne Hidalgo poursuit la politique de moralisation, entamée par Bertrand Delanoë, dans l'attribution des logements sociaux. Ainsi, en juin dernier, la maire de Paris a demandé aux "conseillers de Paris en logement social de déménager".

"Les élus qui occupent actuellement des logements relevant des droits de réservation de la Ville ou du parc de ses bailleurs se les sont vus attribuer avant 2001, ou ont été élus postérieurement à leur attribution. Ma position à leur sujet est toutefois claire: je souhaite qu’aucun conseiller de Paris ne puisse bénéficier de ces logements, et donc que les élus concernés prennent leurs responsabilités et quittent ces logements", expliquait-elle dans un communiqué de la Ville de Paris. 

Mais dans le cas du quartier Saint-Paul, les personnalités logées n'ont plus de mandat officiel. Seule la hausse des baux, qui ne peut intervenir que tous les six ans et de façon plafonnée selon Le Monde, pourra faire grimper leur loyer à un niveau normal pour le quartier.

Caroline Piquet