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Le chauffard du périphérique ne sera pas jugé pour meurtre, la colère des policiers

La mort de deux policiers, percutés par un 4x4 sur le périphérique parisien en février 2013, avait suscité un vif émoi. Alors que la cour d'appel de Paris a renvoyé le suspect devant la cour d'assises pour "violences volontaires" et non pour meurtre, des collègues des victimes veulent interpeller le ministère de la Justice.

L'affaire avait provoqué une vive émotion en France. En février 2013, le conducteur d'un 4x4 Range Rover tuait deux policiers de la brigade anti-criminalité (BAC) en percutant leur voiture de fonction sur le périphérique parisien. Le chauffard, ivre, tentait d'échapper à un contrôle de police à la sortie d'une boîte de nuit.

Ce lundi, la cour d'appel de Paris a confirmé son renvoi aux assises pour "violences volontaires" et non pour meurtre, une décision qui indigne les collègues des deux victimes. "On n'a retrouvé aucune trace de freinage sur les lieux, rappelle Rodolphe Schwartz, ancien policier à l'origine d'une marche blanche en mémoire des victimes, quelques jours après les faits. Il y avait de sa part une volonté délibérée de tuer."

Alors que l'avocat de l'accusé, Me Yassine Bouzrou, compte demander une requalification des faits en "homicides involontaires", ce qui constitue un délit et plus un crime, les policiers ont bien l'intention de faire entendre leur colère. "Nous réclamons la peine maximale, la condamnation à perpétuité", martèle Rodolphe Schwartz. Il a donc lancé un appel à manifester ce vendredi après-midi, devant le ministère de la Justice. Plusieurs centaines de policiers devraient être présents.

H. M.