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Le chantier de Notre-Dame reprend après trois semaines d'interruption

Le chantier de sécurisation de Notre-Dame reprend ce lundi après une interruption de trois semaines due au risque de contamination au plomb. Les ouvriers devront respecter un protocole strict pour garantir leur sécurité.

Les travaux vont pouvoir reprendre à Notre-Dame. Après trois semaines d'interruption en raison des risques de contamination au plomb, le chantier de sécurisation de la cathédrale reprend ce lundi. Cette interruption avait pour but de mettre en place des protocoles et des équipements visant à assurer la protection du personnel intervenant sur le chantier de la cathédrale. 

L'inspection du travail a finalement donné son feu vert pour la reprise des travaux. Les artisans et ouvriers travaillant sur place devront désormais respecter un certain nombre de mesures avant de pénétrer sur le chantier: douche, passage par un pédiluve ou encore port de tenues jetables. 

Le risque d'effondrement toujours présent 

Après trois semaines d'arrêt, le ministère de la Culture a fait part la semaine dernière de l'"impérieuse nécessité" de rouvrir le chantier alors que le risque d'effondrement est toujours présent. A l'heure de la reprise des travaux, l'inquiétude orte notamment sur le gigantesque échafaudage qui avait été installé autour de la flèche.

"Vous avez 250 tonnes d'échafaudage qui sont sur nos têtes, qui sont soudées. Ces 250 tonnes peuvent lâcher à n'importe quel moment", insiste sur BFM Paris Didier Durand, dirigent de l'entreprise Pierre Noël, spécialisée dans la restauration de monuments historiques et donc plusieurs ouvriers travaillent sur le chantier de Notre-Dame. 

"Là on a perdu trois semaines, j'espère que ces trois semaines ne nous trahiront pas dans le temps", ajoute-t-il. 

Un chantier de sécurisation encore colossal

Avant d'entamer la restauration de la cathédrale, de nombreuses tâches restent à accomplir pour sécuriser l'édifice. Des cintres doivent notamment être placés sous les arcs-boutants, l'installation de plafonds provisoires au-dessous et au-dessus de la voûte est aussi nécessaire pour pouvoir la contrôler et en dégager les gravats.

Viendra ensuite l'étape délicate du démontage de l'échafaudage, le tout en évitant les chutes de pierres. Les premiers travaux de restauration ne devraient débuter qu'à l'horizon du premier semestre 2020. 

Carole Blanchard avec AFP