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"La star de Noël, c'est le client" pour le PDG de Vente-privée

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Jacques-Antoine Granjon était ce mercredi l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV.

Jacques-Antoine Granjon, le patron et fondateur du site de vente en ligne Vente-privée.com peut se targuer de recevoir "150.000 commandes par jour en ce moment" et de miser en 2013 sur un chiffre d'affaire de "1.6 milliard d'euros".

7 Français sur 10 comptent faire des achats sur internet pour les fêtes ? Face à Jean-Jacques Bourdin, le PDG estime que la "star de Noël" n'est pas le e-commerce mais "à la fois l'offre (...) et le client, qui a le choix de se déplacer (...) et de pouvoir acheter sur internet".

Pour celui dont le site compte plus de 20 millions d'abonnés dans 8 pays européens, le e-commerce "a remis le client au centre". Sur internet, "si vous ne les gâtez pas ils ne reviennent plus", estime-t-il avant d'expliquer que "la concurrence est à un clic".

"Le client continue d'aimer aller en magasin"

Pourtant, "le client continue d'aimer aller en magasin, le canal du e-commerce est juste un canal complémentaire", juge Jacques-Antoine Granjon.

Celui qui se présente comme "un destockeur" et a refusé la médaille de l'ordre national du Mérite, refuse de jouer le jeu des syndicats patronnaux. "Je ne suis nulle part", affirme-t-il, "je consacre mon temps au développement de mon entreprise".

Selon lui, il est important de remettre en lumière les entrepreneurs : "tous ceux qui démarrent veulent le faire pour les mêmes raisons que ceux qui ont réussi". Lui-même a "démarré avec 20 000 francs que [s]on père [lui] a donné en 1985".

"Je paye les impôts qu'on me demande"

Interrogé sur sa réussite, le patron estime : "j'incarne la réussite d'une boîte française qui veut être européenne", "j'adore mon pays, je suis patriote, je paye les impôts qu'on me demande, ils sont importants, c'est comme ça", mais il n'est pas amené à payer la taxe à 75%.

Son entreprise participe également à l'effort fiscal, "vente-privée paie plus d'impots en France que Amazon, Facebook, eBay et Apple réunis", rappelle-t-il, "je trouve que c'est de la concurrence déloyale".

Les règles et fiscales sont différentes en Europe, et, pour Jacques-Antoine Granjon, "il faut une Europe consolidée, il faut repartir de la base" avec "une Europe de 8 à 10 pays, pas plus".

La rédaction