BFMTV

La soeur de Leonarda "ne peut pas l'accueillir en France"

Leonarda au Kosovo après l'allocution de François Hollande le 19 octobre 2013

Leonarda au Kosovo après l'allocution de François Hollande le 19 octobre 2013 - -

Une soeur aînée de Leonarda, qui vit dans la Meuse en situation régulière, dit ne pas être en mesure d'y accueillir la collégienne rom expulsée au Kosovo.

Leonarda va-t-elle revenir en France? Si la jeune kosovare exclut un retour seule, sa soeur aînée qui vit en situation régulière dans la Meuse, où L'Est Républicain l'a retrouvée, a déclaré toutefois ne pas pouvoir l'accueillir.

En effet, Emina vit à Contrisson au sein d'une autre famille de réfugiés kosovars, les Azjavi. Elle partage la vie d'un des fils, avec qui elle a eu un enfant.

"Je ne peux pas l'accueillir. Je la mettrais où? C'est juste une maison ici, il n'y pas dix maisons", a-t-elle affirmé à l'AFP qui l'a interrogée.

"Je pense qu'elle va rester au Kosovo"

Le mari de cette dernière a par ailleurs estimé que Leonarda "ne (devait) pas revenir toute seule en France", et pense "qu'elle va rester au Kosovo".

Il s'en explique à BFMTV: "Accueillir seule Leonarda, je ne pourrais pas. C'est une fille de quinze ans, pas encore majeure... Je ne la vois pas vivre chez moi."

"J'ai parlé avec son père, cela se passe mal là-bas entre les Kosovars et les Albanais", a-t-il ajouté.

"Des gens connus dans le village"

Selon le maire de la commune, François Clause, le couple vit avec leur enfant et plusieurs autres immigrés kosovars dans une maison "destinée à accueillir une famille nombreuse", où se côtoient trois générations.

"Ce sont des gens connus dans le village qui ne posent pas de problèmes, à l'exception de voisins qui se sont plaints de tapage", a-t-il précisé, en soulignant que les plus jeunes enfants étaient scolarisés.

Samedi dernier, François Hollande était monté en première ligne avec une allocution télévisée pour trancher le cas de cette collégienne rom expulsée avec sa famille vers le Kosovo le 9 octobre.

Mardi, la jeune fille a dit "hésiter" à accepter cette solution, avant d'exclure fermement quelques heures plus tard de revenir seule en France.

M.G.