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La majorité prudente sur un prélèvement spécifique

La majorité se montre prudente sur l'idée émise jeudi par l'Elysée d'un "prélèvement spécifique" pour financer les retraites. Selon l'entourage de Nicolas Sarkozy, un effort pourrait être notamment imposé aux bénéficiaires du "bouclier fiscal", dans le bu

La majorité se montre prudente sur l'idée émise jeudi par l'Elysée d'un "prélèvement spécifique" pour financer les retraites. Selon l'entourage de Nicolas Sarkozy, un effort pourrait être notamment imposé aux bénéficiaires du "bouclier fiscal", dans le bu - -

La majorité se montre prudente sur l'idée émise jeudi par l'Elysée d'un "prélèvement spécifique" pour financer les retraites.

PARIS (Reuters) - La majorité se montre prudente sur l'idée émise jeudi par l'Elysée d'un "prélèvement spécifique" pour financer les retraites.

Un effort pourrait être notamment imposé aux bénéficiaires du "bouclier fiscal", dans le but que "la réforme soit perçue comme absolument juste", a-t-on dit jeudi dans l'entourage de Nicolas Sarkozy.

Interrogés vendredi matin, ni Xavier Bertrand ni Benoist Apparu n'ont souhaité commenter cette hypothèse, alors que s'engagent la semaine prochaine les consultations sur la réforme des retraites.

"Avant l'heure, c'est pas l'heure", a dit le secrétaire général de l'UMP, renvoyant à la date du 19 mai, jour où le parti majoritaire présentera ses propositions sur la réforme des retraites.

"Sur la question du financement, il faut regarder en détail pour que cette réforme soit une réforme juste", a-t-il dit sur France Info.

"Mais je vous le dis déjà, parce que j'avais entendu différentes voix, nous ne sommes pas, en ce qui concerne l'UMP, favorables à une augmentation de la CSG", a-t-il ajouté.

Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement, a dit son attachement au principe du bouclier fiscal et affirmé qu'il ne savait rien de ce prélèvement envisagé par l'Elysée.

"On le découvrira le jour venu", a-t-il dit sur France 2.

Nicolas Sarkozy annoncera les grandes lignes de la réforme des retraites fin mai ou début juin, a dit l'Elysée jeudi.

"Il faut que tout le monde participe", a dit sur LCI le député du Nouveau Centre André Santini.

La réforme des retraites "est une carte extraordinaire dans le jeu du président de la République, parce qu'il a investi beaucoup dans les rencontres avec les leaders syndicalistes et il est capable de rebondir sur cette affaire si c'est très bien mené", a-t-il jugé.

Clément Guillou, édité par Sophie Louet