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La journée du détenu

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Différentes activités sont proposées aux détenus, qui vivent plus ou moins bien la routine et la violence carcérales.

Les journées sont rythmées par des activités telles que le sport, le travail, l'enseignement ou la formation professionnelle. A partir de 1983, la possibilité pour les détenus de louer un téléviseur dans leur cellule a changé leur vie quotidienne. Par ailleurs, les détenus peuvent acheter, par le dispositif de la « cantine », des fournitures courantes (savon, dentifrice, mousses à raser, lait, conserves, friandises, papier à lettre, stylos, etc...). A noter qu'aucun argent ne circule en détention, toutes les dépenses étant réglées par débit de la part disponible du compte du détenu ouvert par le service comptable de l'établissement.

Les repas sont distribués directement dans les cellules et l'après-midi est réservée aux promenades, un moment où les gardiens peuvent observer le comportement des détenus. Mais aussi un moment très difficile pour la plupart des détenus, comme Djamel, qui s'est fait « agressé par deux personnes en promenade ». Il n'aime pas « trop sortir en promenade, car il y a trop de problèmes pour rien ». Il définit la promenade comme « une catastrophe : si tu n'es pas musclé et si tu ne mesures pas 1m80, personne ne te respecte ».

Autre instant sensible pour les détenus, le parloir. Les condamnés y ont droit deux fois par semaine, trois pour les prévenus. Ainsi, Laurent explique que « au bout de 30 minutes, c'est toujours très dut de quitter sa famille, il y a toujours des déchirements ». Il ne « montre jamais de signes extérieurs, pour ne pas faire souffrir la personne que l'on aime». En rentrant en cellule, un moment difficile, il « repense à ce qu'on s'est dit au parloir » et évoque ses regrets.

La rédaction -Bourdin & Co