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La gare Montparnasse bloquée par 2.500 anesthésistes

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PARIS - La gare Montparnasse a été bloquée mardi par environ 2.500 infirmiers anesthésistes réclamant d'être reçus par la ministre française de la...

PARIS (Reuters) - La gare Montparnasse a été bloquée mardi par environ 2.500 infirmiers anesthésistes réclamant d'être reçus par la ministre française de la Santé, a-t-on appris auprès des syndicats.

Aucun train n'a desservi l'ouest de la France et de la région parisienne depuis 13h00 (11h00 GMT) et plus de 10.000 personnes sont restées bloquées dans des trains aux abords de la gare, a dit un porte-parole de la SNCF.

Les anesthésistes protestent depuis plus de deux mois contre un protocole d'accord salarial signé entre la ministre, Roselyne Bachelot, et un syndicat minoritaire.

La manifestation, qui devait aller de la place Denfert-Rochereau au ministère de la Santé, a tourné au blocage des voies de la gare Montparnasse, à la suite du refus de Roselyne Bachelot de recevoir la délégation syndicale.

"Elle ne nous a jamais reçus depuis que nous sommes en grève. Ils veulent nous envoyer une secrétaire de je-ne-sais-quoi, nous on veut au moins le directeur du cabinet", a dit à Reuters Stéphane Houmeau, responsable du collectif des infirmiers anesthésistes en Alsace.

"Dès qu'on a ce rendez-vous, on part de la gare Montparnasse. Toutes les voies sont bloquées, aucun train ne circule", a-t-il affirmé.

La SNCF a confirmé qu'aucun train ne pouvait arriver à la gare Montparnasse ou en partir. Une cinquantaine de trains venant de province ont été supprimés et plus de 10.000 personnes étaient bloquées dans des TGV vers 16h00 (14h00 GMT), a dit un porte-parole.

"Les forces de l'ordre sont là, la décision leur revient" de procéder éventuellement à l'évacuation des voies, a-t-il ajouté. Les manifestants sont entourés de plusieurs escadrons de gendarmes mobiles avec qui des négociations sont en cours, a dit pour sa part Stéphane Houmeau.

L'entreprise a décidé de porter plainte pour entrave à la circulation des trains, dit-elle dans un communiqué.

La grève a été suivie par 95% des anesthésistes en France et très peu d'opérations ont eu lieu mardi, selon les syndicats. Les infirmiers anesthésistes réclament une revalorisation salariale et souhaitent que leur formation soit reconnue au niveau master, soit bac+5.

Clément Guillou, avec Anthony Paone, édité par Gilles Trequesser