BFMTV

La Fête des voisins, c'est ce vendredi soir !

Fête des voisins en 2007.

Fête des voisins en 2007. - -

La Fête des voisins qui a lieu ce vendredi soir connaît toujours son petit succès. Les organisateurs annoncent 10% de participants de plus que l'année dernière. Des fêtes organisées de plus en plus par des institutions.

La Fête des voisins 2013, c'est ce vendredi soir. Et le succès de l'événement ne se dément pas : les organisateurs annoncent 10% de participants en plus par rapport à l'an dernier. Concrètement, cela représente plus de 300 000 fêtes sur le territoire, mais aussi à l’étranger dans 36 pays avec 20 millions de participants rien qu’en Europe.
A Marseille, où 1200 fêtes devraient avoir lieu, Ginou participera à celle de son quartier dans le 4e arrondissement : « Chacun apporte sa spécialité, on mange, on boit. C’est un moyen de se retrouver, de se connaître aussi parce qu’il y a des nouveaux. Il y a du monde, on parle, on échange ».

Des fêtes de moins en moins spontanées, regrettent certains

En France, on voit aussi de plus en plus d’institutions comme des associations de quartier, des mairies, des centres sociaux en organiser, cela représente 1000 fêtes déclarées en 2013, en progression de 7% par rapport en 2012, et parfois au détriment des fêtes organisées par les habitants eux-mêmes. Magali se rend à présent au centre social de son quartier pour célébrer la Fête des voisins : « Le centre social le fait, donc on le fait plutôt là-bas. Mais ça n’a plus le même sens et c’est bien dommage parce que justement la Fête des voisins, c’est les voisins et pas les institutions »

« Trouver le bon équilibre »

Atanase Perifan, le fondateur de la Fête des voisins, constate aussi le phénomène : « On se rend compte que les institutions utilisent la Fête des voisins comme un outil de création de lien social. Il ne faut pas que les institutions se substituent aux habitants. L'esprit de la fête des voisins, c’est bien que chacun organise sa propre fête et apporte un petit quelque chose. Si l’institution est trop présente, malheureusement les habitants viennent en consommateurs, si elle est totalement absente parfois il y a des quartiers ou ça ne prend pas. Il faut trouver le bon équilibre entre l’institution qui va faciliter la démarche et l’initiative particulière ».

La Rédaction, avec Lionel Dian