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La cité de l'immigration fermée pour cause d'occupation

Exposition à la Cité nationale de l'histoire de l'immigration. Le bâtiment a fermé à nouveau ses portes vendredi à Paris pour tenter de mettre fin à l'occupation des locaux par des salariés sans papiers. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier

Exposition à la Cité nationale de l'histoire de l'immigration. Le bâtiment a fermé à nouveau ses portes vendredi à Paris pour tenter de mettre fin à l'occupation des locaux par des salariés sans papiers. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier - -

PARIS (Reuters) - La Cité nationale de l'histoire de l'immigration a fermé à nouveau ses portes vendredi à Paris pour tenter de mettre fin à...

PARIS (Reuters) - La Cité nationale de l'histoire de l'immigration a fermé à nouveau ses portes vendredi à Paris pour tenter de mettre fin à l'occupation des locaux par des salariés sans papiers.

Le hall du bâtiment situé dans le XIIe arrondissement est occupé depuis le 7 octobre 2010 par environ 500 travailleurs d'origine subsaharienne soutenus par la CGT et des partis de gauche.

Le musée avait fermé une première fois en décembre avant de rouvrir quelques jours plus tard sur la base d'un protocole d'accord entre la direction et les sans-papiers, s'engageant notamment à libérer les locaux chaque soir.

Dans un communiqué, la direction explique avoir dénoncé cet accord avec les occupants présents dans les lieux depuis quatre mois "pour garantir la sécurité des personnes et des biens." Le musée a fermé ses portes pour une durée indéterminée.

"La situation s'est progressivement enlisée et dégradée", explique-t-elle en évoquant des problèmes d'insalubrité et un trop grand nombre de personnes circulant dans les espaces ouverts au public.

Les travailleurs sans papiers, qui ont occupé plusieurs bâtiments parisiens depuis 2007, réclament la régularisation de leur situation en France.

La préfecture de police souligne qu'à la suite des négociations avec les organisations syndicales, 1.533 demandes de titres de séjour ont été reçues à Paris depuis le mois d'août 2010 et que 858 ont été examinés.

Parmi eux, 338 sont en voie d'admission exceptionnelle au séjour, soit environ 40%, précise-t-elle dans un communiqué.

L'examen des 675 autres dossiers se poursuit "dans le cadre de la réglementation en vigueur" qui prévoit un examen au cas par cas sur la base d'un certain nombre de critères.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse