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L'île-de-France en vert: Pécresse juge que les Franciliens sont "mûrs pour ce pas en avant"

Valérie Pécresse à Paris le 30 janvier 2018

Valérie Pécresse à Paris le 30 janvier 2018 - ERIC PIERMONT / AFP

"Je suis prête à assumer des mesures de vigilance renforcée si nous passons en vert", a déclaré la présidente de région ce jeudi sur les ondes d'Europe 1.

Valérie Pécresse (Les Républicains) s'est dite jeudi prête "à assumer des mesures de vigilance renforcées" si la région île-de-France passait au vert, jugeant que les Franciliens étaient "mûrs pour ce pas en avant".

Pour elle, il serait en revanche "complexe" de prendre une décision séparée par département avec certains qui resteraient en zone rouge et d'autres en zone verte. "La région île-de-France, c'est d'abord des transports, les déplacement, nos destins sont liés".

Le Premier ministre Edouard Philippe doit présenter dans l'après-midi l'acte II du déconfinement. L'Île-de-France fait partie des quatre dernières régions françaises, avec Mayotte, classées en zone rouge.

"Le passage au vert est souhaité ardemment par tous les Franciliens et moi je le souhaite ardemment", a déclaré la présidente de la région Île-de-France sur Europe 1 tout en se disant consciente "qu'il reste des foyers de contamination dans la région". 

"On peut faire confiance au civisme des Franciliens"

"Ce que je dis au gouvernement, c'est que je suis prête à assumer des mesures de vigilance renforcée si nous passons en vert", a-t-elle expliqué citant en exemple, pour les transports, le port du masque obligatoire, les règles de distanciation physique, le filtrage des personnes, le maintien de l'attestation employeur et du télétravail et le lissage des heures de pointe.

"Nous sommes prêts à nous contraindre davantage (...) nous avons tous envie que l'activité reprenne, que les parcs et jardins rouvrent (...) Nous sommes mûrs pour ce pas en avant et on peut faire confiance au civisme des Franciliens et aux contrôles par les autorités de ces règles", a-t-elle insisté.

Mme Pécresse s'est également prononcée pour une réouverture des lycées avant l'été. "Il faut renouer le contact pédagogique avec tous les élèves que l'on a perdu de vue", a-t-elle ajouté.

Woerth veut "faire sauter cette barrière des 100 km"

Le chef de file des sénateur LR, Bruno Retailleau, a jugé, sur Sud Radio, que "désormais, la vie doit reprendre le dessus d'autant qu'on le sent bien, en France et ailleurs, l'épidémie est en train de refluer".

"J'attends un peu plus de déconfinement, un peu plus de liberté, l'ouverture des restaurants, plus de départements en zone verte", a approuvé le député LR Eric Woerth sur Public Sénat, estimant qu'il faut "faire sauter cette barrière des 100 km qui n'a plus de sens".

"Permettons à l'activité de reprendre, aux Français qui le souhaitent de retourner travailler, à nos compatriotes (...) de retrouver un brin de vie d'avant", a abondé le vice-président du RN Jordan Bardella sur France Inter. 

Ju. M. avec AFP