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L'éclairage public, un danger pour les espèces nocturnes

(Photo d'illustration)

(Photo d'illustration) - Bertrand Guay-AFP

La survie d'espèces, comme certains oiseaux migrateurs, les chauve-souris et d'autres insectes dont les coléoptères, est mise en cause par l'éclairage public nocturne qui s'est intensifié ces dernières années.

Avec la multiplication des sources d'éclairage public en ville, il fait de moins en moins nuit. Ce qui n'est pas pour plaire à de nombreuses espèces - oiseaux migrateurs, chauve-souris et autres insectes - qui ont besoin de l'obscurité et de la luminosité naturelle des astres pour vivre et se repérer. L'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturne (Anpcen) s'alarme de cette "pollution lumineuse", rapporte Le Parisien.

Oiseaux migrateurs et coléoptères

Selon elle, en vingt ans, le nombre de points lumineux a bondi de près de 90% pour un total de 11 millions d'unités. Ce qui cause de nombreux troubles chez les oiseaux migrateurs, qui voyagent principalement de nuit et utilisent la lumière de la Lune et des étoiles pour s'orienter. Même problème pour les coléoptères.

Autre aspect inquiétant pour l'association: l'emploi de plus en plus fréquent de lampes à LED, plus puissantes que les ampoules classiques.

"Leur lumière est celle qui se diffuse le plus dans l'atmosphère et les longueurs d'onde bleues sont celles qui ont un impact négatif sur le plus grand nombre d'espèces animales", regrette Anne-Marie Ducroux, la présidente de l'Anpcen, pour le quotidien. 

"Les lumières bleues les plus destructrices pour le vivant"

Pour l'Association française de l'éclairage (AFE), "les LED représentent aujourd'hui la meilleure des solutions disponibles". Ce que conteste Romain Sordello, expert en biodiversité au Muséum national d'histoire naturelle pour Le Parisien.

"Comme elles sont électriques, elles sont plus économes en énergie, mais les études commencent à s'accumuler pour prouver que les lumières bleues sont globalement les plus destructrices pour le vivant."
Céline Hussonnois-Alaya