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« Je ne pensais pas faire de la peine à un enfant... »

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Une association réclame la levée de l'anonymat des dons de sperme pour permettre aux enfants de connaître leurs origines.

Ils sont nés sous insémination artificielle et se battent aujourd'hui pour le droit à connaître leurs origines. Plusieurs enfants, parents et donneurs se sont regroupés dans une association appelée Procréation Médicalement Anonyme (PMA) pour réclamer la levée de l'anonymat qui entoure les dons de sperme.

C'est le cas d'Arthur Kermalvezen, 24 ans, né après une insémination artificielle avec sperme de donneur. Cet étudiant en psychologie publie aujourd'hui le livre "Né de spermatazoïde inconnu" aux éditions Presses de la Renaissance. Il y raconte les troubles des enfants nés grâce à des dons de gamètes (sperme et ovocytes). Il milite pour une révision de la loi bioéthique et demande qu'à partir de l'âge de 18 ans, les enfants aient le choix de consulter ou non leur dossier. En effet, s'il y a « du bon dans l'anonymat », il ne faut pas qu'il devienne un « anonymat à perpétuité ».

Jean-Yves, qui a fait un don de sperme en 1985, plaide aujourd'hui pour une levée de l'anonymat. Si, à l'époque, il voulait « rendre heureux un couple », il ne pensait pas rendre « malheureux » l'enfant issu de cette « façon de faire ». Il veut révéler son identité car il pensait bien faire alors que certains enfants « souffrent ». Il souhaite aujourd'hui « dialoguer » sur « la vie de l'enfant » et sa « décision de donner ».

La rédaction et Aurélia Manoli